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Joseph Kabila, ex-président de la RDC et Abdelaziz Bouteflika (Crédits : Reuters)

Joseph Kabila, ex-président de la RDC et Abdelaziz Bouteflika (Crédits : Reuters)

Le saviez-vous ? Joseph Kabila, ex-président de la RDC et Abdelaziz Bouteflika ont finalement trouvé un point en commun. Tous les deux cultivent bien l’art de feindre partir pour mieux rester. Le premier a cédé son fauteuil tout en gardant la main sur les hautes institutions. Le second, quant à lui, a renoncé, sous la pression de la rue, à se présenter à un cinquième mandat tout en prolongeant son quatrième pour une durée encore indéterminée. Une technique que les Congolais ont baptisé «le glissement», ce génie politique matois qui use de dilatoire pour retarder sans cesse la fin du bail constitutionnel.

«Un très proche avenir» ! Pour l’heure, c’est à cette date incertaine que renvoie la Conférence nationale inclusive, celle-là même qui devrait venir en prélude du départ d’Abdelaziz Bouteflika. Incertaine est aussi la date de départ du président algérien alors que son mandat actuel expire le 28 avril prochain.

Mais Abdelaziz Bouteflika semble bien décidé à prolonger son bail constitutionnel au-delà de sa limite légale, comme il le confirme dans son message de ce lundi 19 mars 2019 à l’occasion de la Fête de la Victoire. Une occasion saisie pour répondre aux exigences de changement des manifestations dans les rues du pays.

Nouveau processus électoral pour élire un nouveau président

«Notre pays s’apprête à changer son régime de gouvernance et à renouveler ses systèmes politique, économique et social à la faveur de la Conférence nationale inclusive (…). La mission de cette conférence est d’autant plus sensible, que c’est à elle que revient la tâche d’émettre des décisions cruciales, à même d’opérer le bond qualitatif que réclame notre peuple, notamment les jeunes, un bond que cristallisera une révision constitutionnelle globale et profonde, laquelle sera soumise par référendum à l’approbation du peuple (…)qui  préludera à un nouveau processus électoral qui verra l’élection d’un nouveau président», écrit le président algérien dans son message repris en intégralité par la presse locale

Acculé par une rue scandant le changement, Abdelaziz Bouteflika avait ouvert la voie à une alternance à la tête de l’Etat lorsqu’il avait annoncé dans un précédent message, le 11 mars dernier, qu’il renonçait à se représenter pour un cinquième mandat. Dans la foulée, le chef de l’Etat algérien avait reporté sine die, la présidentielle du 18 avril dont la date serait communiquée à l’issue de travaux d’une Conférence nationale inclusive qui déciderait d’une révision de la constitution. Pour calmer la rue, l’exécutif a nommé Noureddine Bedoui au poste de Premier ministre, chargé d’un casting plus jeune et plus inclusif.

 Par Ibrahima Bayo Jr. 

Regardsurlafrique Avec Afrique.latribune

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