site de réflexion et de réinformation sur l'Afrique, toute la vérité sur l'Afrique. On dévoile ce dont les autres ne parlent pas.


 Nicolas Sarkozy, photographié le mardi 21 mars 2018, en sortant de son domicile. REUTERS/Benoit Tessier

Nicolas Sarkozy, photographié le mardi 21 mars 2018, en sortant de son domicile. REUTERS/Benoit Tessier

Du nouveau dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007. Le Journal du Dimanche révèle dans ses colonnes comment les magistrats en charge de l’enquête auraient passé un accord avec le chef du renseignement libyen afin d’obtenir des déclarations à charge contre l’ancien président de la République pour mener à bien leurs investigations.

Cet accord révélé par le JDD entre la justice française et le chef des renseignements libyens ressemble plutôt à un arrangement. Le 5 février 2019, le juge Serge Tournaire, en charge de l’enquête du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, se rend à Tripoli afin d’interroger Abdallah Senoussi, le chef des services de renseignement du pays et beau-frère de Mouammar Kadhafi.

Durant l’interrogatoire, le magistrat évoque une clause d’indulgence pour Abdallah Senoussi : s’il apporte des informations à charge contre Nicolas Sarkozy, il bénéficiera de la mansuétude de la justice française.

Aucune trace de ce compromis…

Néanmoins, d’après nos confrères du Journal du Dimanche, il n’existe aucune trace de ce compromis entre la justice et le chef des renseignements libyens. Un traitement de faveur plutôt troublant puisque Abdallah Senoussi est visé par un mandat d’arrêt international pour avoir organisé l’attentat de 1989 contre un DC-10 de la compagnie aérienne UTA.

Une promesse qui permet donc à Abdallah Senoussi de ne pas être inquiété alors qu’il est lui-même accusé du transfert de 7 millions d’euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007.

Par RSA avec RFI

Comments are closed.

  • Archives