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Des Israéliens arrêtés au Maroc seraient à l'origine des tentatives de déstabilisation en Algérie voisine. ©Algérie patriotique/Illustration

Des Israéliens arrêtés au Maroc seraient à l’origine des tentatives de déstabilisation en Algérie voisine. ©Algérie patriotique/Illustration

En Algérie rien ne pourrait porter atteinte à l’intégrité de l’armée, affirment la plupart des analystes anti-système. Et pourtant l’annonce du chef d’état-major a surpris plus d’un. S’agit-il d’un avertissement ou d’un coup monté comme l’affirme la presse française ?

Une chose est sûre : l’armée algérienne cherche à préserver l’État de toute atteinte étrangère alors que les forces occidentales renforcent leurs présences au Sahel à la porte de l’Algérie.

Une dernière tentative d’infiltration israélienne vient d’être déjouée.

Dans un discours dont des extraits ont été diffusés à la télévision d’État, le chef d’état-major des forces armées et vice-ministre algérien de la Défense, le général Ahmed Gaïd Salah, avait proposé, le mardi 26 mars, l’application de l’article 102 de la Constitution qui permet de déclarer le président Bouteflika « inapte » à exercer ses fonctions de président de la République en raison de son état de santé.

Il avait proposé que pour empêcher que la situation actuelle du pays ne soit « exploitée par des parties hostiles et malintentionnées », la plus haute juridiction du pays ouvre la voie à l’application de l’article 102 de la Constitution qui prévoit une procédure d’empêchement du président de la République à cause de son état de santé. D’après cet article, l’intérim pourrait être exercé par le président du Sénat.

Un jour après la publication de cette information, le site d’information Algérie patriotique fait part de la confusion autour d’une « réunion » du Conseil constitutionnel sur l’article 102 :

« L’information donnée initialement par la chaîne de télévision privée El-Bilad et reprise aussitôt par plusieurs médias et agences étrangères, sur une présumée réunion du Conseil constitutionnel pour examiner la demande qui lui avait été suggérée par le chef d’état-major de l’ANP (Armée nationale populaire algérienne) en vue de l’application de l’article 102 de la Constitution s’est avérée invérifiable.

Du coup, la chaîne a vite retiré sa dépêche de tous ses supports médiatiques, sans n’en donner aucune explication. Mais, entre-temps, l’agence britannique Reuters s’en est fait largement écho, en citant la source. »

Selon Algérie patriotique, un peu plus tard dans la journée, la chaîne de télévision arabe, Al-Hadath, installée à Dubaï a démenti l’information en affirmant que le Conseil constitutionnel ne s’est pas réuni, car les conditions légales requises pour la tenue d’une telle réunion n’étaient pas remplies.

Cette chaîne, se référant à des sources informées à Alger, ne précise pas, toutefois, quelles sont ces conditions que le Conseil constitutionnel n’aurait pas pu réunir pour se pencher sur la demande du chef d’état-major, ajoute la source.

Le site Algérie patriotique trouve qu’en absence de communication officielle, pour confirmer ou infirmer ces informations, la confusion demeure totale autour de ce processus devant aboutir à la destitution du chef de l’État. Et le terme « confusion » semble être bien choisi, dès lors qu’on se rappelle d’une autre information publiée le dimanche 24 mars par ce site d’information.

« Cinq Israéliens arrêtés : y a-t-il eu tentative d’infiltration à partir du Maroc ? », avait titré Algérie patriotique.

Citant des médias marocains, Algérie patriotique avait écrit que cinq ressortissants de nationalité israélienne avaient été arrêtés par les services de sécurité marocains.

Se réfèrent à un communiqué de la police marocaine qui a mené l’opération en coordination avec la DGST, le service du contre-espionnage marocain, les médias précités disent que « les personnes arrêtées sont impliquées dans l’obtention de pièces d’identité et de passeports marocains par falsification».

Les cinq Israéliens étaient en contact avec un « Marocain de confession juive » qui dirige un réseau spécialisé dans la falsification de pièces d’identité marocaine « au profit de citoyens juifs d’origine non marocaine », soulignent les médias marocains qui précisent que « deux des mis en cause font l’objet de notices rouges d’Interpol » et que « l’un est suspecté d’implication dans des homicides volontaires dans le cadre de réseaux internationaux de crime organisé alors que le second est lié aux réseaux de trafic international de drogue ».

Le site Algérie patriotique précise ensuite que cette arrestation soulève plusieurs interrogations directement liées à la menace qui pèse sur l’Algérie :

« On constate, en effet, que les Israéliens accèdent normalement au territoire marocain et que les cinq personnes arrêtées l’ont été uniquement dans le cadre d’une enquête sur un réseau de trafic de drogue et de falsification de documents. Or, les services de sécurité marocains ne disent pas à quelles fins devaient servir les passeports falsifiés. Les Israéliens comptaient-ils se rendre en Algérie en pleine effervescence pour y mener une action quelconque ? Cette hypothèse est d’autant plus plausible qu’un agent du Mossad a été arrêté dans le sud du pays lors des événements de Ghardaïa et que le Maroc est devenu un poste avancé des services de renseignement israéliens. »

Et le site Algériepatriotique conclut que l’appartenance de deux des individus arrêtés à des organisations criminelles transfrontalières – très souvent noyautées par des officines secrètes – tend à confirmer la présence d’une tentative d’infiltration à partir du Maroc d’où, par ailleurs, sont menées ou commanditées des actions subversives qui ciblent l’Algérie.

« La vigilance est de mise », ajoute l’article.

Par Regardsurlafrique Avec `Presstv

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