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Bernard Henri Lévy, philosophe français qui plaidait pour une intervention en Libye en 2011. ©AFP

Bernard Henri Lévy, philosophe français qui plaidait pour une intervention en Libye en 2011. ©AFP

Le philosophe interventionniste français Bernard-Henri Levy (BHL) qui est connu sur la scène internationale pour ses appels incessants à l’invasion franco-britannique de la Libye en 2011, demande aux Algériens de descendre dans la rue et de « renverser le pouvoir ».

Cette prise de position intervient alors même que BHL ne cesse d’ostraciser les Gilets jaunes, les qualifiant de « fascistes » et appelant même à ce qu’ils désertent les rues. Le 11 février le pseudo philosophe a même estimé que des milliers de français qui battent le pavé contre l’ordre libéraliste chaque samedi avaient opté pour le «vecteur d’un fascisme nouveau».

Or, revenant sur les manifestations récentes en Algérie, BHL change totalement de cap et appelle au contraire les Algériens à envahir la rue jusqu’à ce que l’Etat en place soit renversé. Un peu à la manière de la Libye de 2011 où ses appels haineux encourageaient les foules des terroristes armés à commettre les pires crimes, parallèlement aux raids de l’OTAN sur les villes et villages libyens. 

Pourquoi cette colère?

En effet, après plusieurs jours de mouvements de contestation en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a anticipé le plan de déstabilisation visant son pays et désarmé ses ennemis : il a jeté l’éponge pour un cinquième mandat. D’où le coup de colère des figures telles que Bernard-Henri Levy si liées aux événements du Printemps arabe.

Peu après la décision de Bouteflika de renoncer à un 5ème mandat, BHL a déclaré dans un message sur son compte twitter que tout dépendrait de la mobilisation des Algériens, une manière de provoquer le peuple algérien à continuer ses manifestations.

Le message de BHL rappelle ses prises de position avant l’intervention franco-britannique en Libye visant à « sa libération et son bonheur ».

La situation chaotique actuelle de la Libye découle de la catastrophique intervention militaire désiré par le même BHL qui, aujourd’hui, appelle implicitement à une déstabilisation de l’Algérie.

Des Algériens dont des partis d’opposition, ont réagi sur les réseaux sociaux à la position de la France, dénonçant une tentative d’ingérence de Paris dans la crise politique qui secoue leur pays. Certains ont estimé qu’il était nécessaire de juger cette position d’une façon « dépassionnée ».

​Certains internautes algériens ont aussi suggéré aux personnalités françaises et surtout au président français qui s’est félicité du retrait de Bouteflika, « de s’occuper plutôt  de ses Gilets jaunes » au lieu de se mêler des affaires intérieures de l’Algérie.

Selon des sources concordantes citée par Algériepatriotique, le président Bouteflika devrait  annoncer, dans les prochaines heures ou les prochains jours, la dissolution des deux chambres du Parlement. Une décision qui devrait logiquement précéder l’application des mesures politiques urgentes dont, notamment, la conférence nationale «inclusive», promises par le chef de l’État algérien dans son dernier message à la nation. Il apparaît clair que, face à la montée des contestations populaires, le pouvoir en place a besoin de montrer rapidement sa bonne foi dans la mise en œuvre des réformes.

Une telle mesure risque toutefois d’aggraver les fractures au sein des partis de la majorité dont, particulièrement, le FLN, qui subissent de plein fouet les contrecoups des contestations populaires. A cela s’ajoutent les risques d’effritement auxquels ces partis pourraient être confrontés en cas de nouvelles élections.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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