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 Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 82 ans , se prépare à annoncer sa démission en vertu de l’article 102 de la Constitution

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 82 ans , se prépare à annoncer sa démission en vertu de l’article 102 de la Constitution

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika se prépare à annoncer sa démission en vertu de l’article 102 de la Constitution, ont annoncé dimanche soir les chaînes privées Ennahar et El Bilad.

La démission de Bouteflika pourrait être annoncée mardi précise la chaîne de télévision Ennahar, citant des sources politiques, après plus d’un mois de manifestations régulières pour demander le départ du chef de l’Etat après 20 ans de pouvoir. La présidence n’a fait aucun commentaire.

L’article 102 de la Constitution prévoit que “lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l‘état d’empêchement. “

En cas de démission ou de décès du président, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la présidence de la République.

Un nouveau gouvernement

Face à la mobilisation de la rue, M. Bouteflika a annoncé sa décision de ne plus se présenter à un 5e mandat tout en repoussant la date de la prochaine présidentielle. Mais à 82 ans et diminué par la maladie, ses opposants le soupçonne de vouloir, avec ce report des élections, prolonger son séjour à la tête de l’Algérie.

Le président Bouteflika a néanmoins nommé dimanche un nouveau gouvernement, censé apaiser la contestation inédite auquel il fait face depuis plus d’un mois et dont disparaissent comme promis la plupart des piliers.

Le puissant chef d‘état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a récemment suggéré que le départ du pouvoir de M. Bouteflika permettrait de sortir de la crise née de la contestation, reste vice-ministre de la Défense et en 2e position dans l’ordre protocolaire, derrière le Premier ministre Noureddine Bedoui. Le portefeuille de la Défense est détenu par M. Bouteflika lui-même, constitutionnellement chef suprême des armées.

Par Regardsurlafrique Avec Reuters

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