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Accusé d'avoir trahi le pays, trois ex-cadres du Renseignement algérien ont été condamnés à mort. (Illustration)

Accusé d’avoir trahi le pays, trois ex-cadres du Renseignement algérien ont été condamnés à mort. (Illustration)

Près de trois mois après le début du mouvement populaire en Algérie et alors que l’armée continue à éviter au pays toute atteinte étrangère, la justice condamne à la peine capitale trois ex-hauts gradés des renseignements. Il s’agit des principaux relais de l’ex-puissance colonialiste, la France, qui viennent d’être condamnés. 

Citant une source militaire, le site d’information algérienne, AGL24 a rapporté que trois ex-officiers haut gradés dont un général et un capitaine de l’ex-DDSE (Direction de la documentation et de la sécurité extérieure algérienne), avaient été condamnés à mort par le tribunal militaire de Blida. Ils ont été accusés « d’avoir trahi et divulgué des secrets du gouvernement algérien à des pays étrangers ».

Il s’agit du conseiller de l’ancien chef de la DDSE, répondant aux initiales «MD», d’un capitaine répondant aux initiales «HA», président du Département d’information et d’écoute et du général «MB», directeur adjoint de l’ex-chef de la DGSE. Accusés d’«atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’État», les généraux Toufik, ex-chef du DRS et Athmane Tartag ainsi que Saïd Bouteflika, ancien conseiller spécial ont été placés le 5 mai sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida.

Ils ont été arrêtés le 4 mai par les services de la DGSI. Le chef d’état-major de l’armée nationale populaire, « ANP », Ahmed Gaïd Salah, avait auparavant accusé Toufik de comploter contre l’armée et le mouvement populaire. Le général Salah avait également accusé Saïd Bouteflika d’être à la tête d’un groupe ayant abusé du pouvoir présidentiel.

Cette triple condamnation qui confirme la volonté du général Ghai Salah, chef de l’état-major de l’armée algérienne de couper les amarres avec la France ne va sans doute pas sans susciter une contre-offensive de la part de la France, estime Hanif Ghafari, expert iranien : « Alors que le mouvement protestataire s’inscrit dans la durée, on assiste à une recrudescence des violences au Sahel, soit aux portes de l’Algérie. Au Mali, la force Barkhane a réussi à affecter l’ensemble du territoire, le Nord, le Centre et le Sud. Au Niger, aucun jour ne passe sans qu’il y ai des violences terroristes. Idem pour le Burkina.

En Libye, Haftar continue à attaquer et à être attaqué et le chaos s’étend. Dans tout ceci, il y a une volonté malsaine de nuire à l’Algérie, pays pivot du nord et de l’ouest africain », ajoute l’expert qui souligne aussi la quasi normalisation des liens entre la Tunisie et le Maroc avec Israël : « À l’occasion d’un soi-disant pèlerinage religieux, quelques 2 000 israéliens se sont récemment rendus en Tunisie accompagnés des commandos israéliens! Et bien ces Israéliens ne viennent certes passer un bon moment en Tunisie. Ils ont les yeux rivés sur l’Algérie et on sait bien pourquoi. »

La réaction implicite de la France à la triple condamnation des ex-cadres du Renseignement algérien n’a pas tardé. Mercredi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian a affirmé que Paris est « attentive » à ce que « l’esprit de responsabilité et de dignité qui prévaut en Algérie depuis le début des manifestations puisse continuer à s’exprimer librement ». Le Drian a affirmé que le dialogue démocratique reste la seule issue à la situation actuelle en Algérie, ce qui veut dire que Paris n’est nullement content que la vis soit serrée aux « agents de l’ex-puissance coloniale ».

À la veille du 16ème vendredi consécutif de la contestation populaire qui a mobilisé une foule immense notamment à Alger, le chef de l’État par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, a appelé toute la classe politique au dialogue afin de définir les modalités de l’organisation « dans les meilleurs délais » d’une élection présidentielle devant élire le successeur d’Abdelaziz Bouteflika. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika a annoncé le 11 mars qu’il renonçait à être candidat à sa propre succession. Il s’agit d’une réponse à la contestation que traverse l’Algérie depuis plusieurs semaines.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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