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général Toufik

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Ancien vice président de Sonatrach: C’est la CIA qui a viré le général Toufik du DRS

Un ancien vice président de Sonatrach a fait des révélations fracassantes sur le limogeage de l’ex-patron de la police politique algérienne, le DRS.

En effet, Hocine Malti, un ancien vice-président de la plus grosse entreprise d’Algérie, Sonatrach, qui porte actuellement le titre de ‘consultant’ et qui est l’auteur de l’ouvrage ‘Histoire secrète du pétrole algérien’, aux éditions, La Découverte, a déclaré que c’est la CIA, en collaboration avec le MI6 britannique, qui ont décidé de virer de son poste de directeur du DRS, le général Toufik.Interviewé par le quotidien algérien, Le Matin, Hocine Malti a indiqué que la centrale de renseignement américaine avait pris la décision d’évincer Toufik mais aussi, d’imposer à la junte au pouvoir, une restructuration de fond des services d’espionnages algériens.

Cette décision américano-britannique, explique l’ancien haut responsable algérien, avait été prise il y a plus de deux ans, et le président Bouteflika et son clan, étaient chargés d’organiser les détails de cet évincement.

LE FIASCO D’IN AMENAS

Les américains et les anglais et avec eux le monde entier, avaient constaté, effarés, la catastrophe dIn Amenas survenue en Janvier 2013 et qui avait révélé, au grand jour, la faillite sécuritaire et militaire du régime face à un groupe d’une petite vingtaine de terroristes. Hocine Malti en dit :

‘‘Le groupe terroriste d’une vingtaine de membres, armés jusqu’aux dents, avait parcouru environ un millier de kilomètres à travers le Sahara sans être repéré, ni arrêté, malgré la présence de l’armée, de la gendarmerie, malgré les check-points, et malgré la surveillance aérienne. Ensuite, lors de l’assaut donné par les forces spéciales algériennes, 38 otages occidentaux ont été tués’’

Malti ajoute :

‘‘les autorités britanniques, américaines et norvégiennes (…) avaient considéré que cette opération était un échec patent des services de sécurité algériens et que, s’ils n’avaient pas été en mesure de détecter le groupe terroriste tout le long de son périple, c’est que ces services étaient incompétents, à moins qu’il n’y ait eu – ce qui est encore plus grave -complicité’’. 

LA NOTE DE L’ARMÉE TUNISIENNE

Hocine Malti a souligné qu’un autre scandale, non moins fracassant, a fini par sceller le sort de Toufik et du DRS. Une découverte des plus dangereuses, avait été faite par l’armée tunisienne durant le dernier trimestre de 2013, dans les montagnes proches de la frontière algérienne.

Lors d’un accrochage avec des terroristes, l’armée tunisienne avait découvert des salafistes algériens parmi les morts. Sur leurs cadavres, raconte Hocine Malti, les soldats tunisiens ont récupéré des téléphones portables sur lesquels étaient enregistré,

‘‘des communications téléphoniques avec des responsables du DRS’’.

Les services secrets tunisiens s’étaient empressés alors, de communiquer ces renseignements aux Américains. Ceux-ci ont décidé que le régime algérien devait être soumis à un gros nettoyage.

Hocine Malti :

‘‘C’était pour eux la goutte qui a fait déborder le vase. Ils en avaient marre des manipulations du DRS, (…) qui allaient à l’encontre de leurs intérêts. Vu l’importance de la Tunisie à leurs yeux, ils ont (..) fait savoir (..) aux Algériens qu’ils ne devaient pas y toucher (ceci est d’ailleurs valable pour le Maroc également). (..) Je pense que c’est probablement à cette date, vers janvier/février 2014 que fut prise la décision de limoger Toufik.’’

Hocine Malti conclut en assurant que le passé de Toufik ‘‘lui vaut le passage au TPI ’. De même pour son successeur, El Bachir Tartag ‘‘qui est tout autant que lui candidat au TPI’’.

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