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Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, au Conseil de sécurité de l'ONU (New York), le 20 septembre .AFP/ STEPHANE LEMOUTON

Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, au Conseil de sécurité de l’ONU (New York), le 20 septembre .AFP/ STEPHANE LEMOUTON

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian était auditionné mardi 28 mai par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. C’était l’occasion pour le ministre français des Affaires étrangères de donner sa position sur la situation socio-politique du Cameroun.

Le ministre n’a pas caché mardi soir son inquiétude au sujet du Cameroun. Selon lui, « Dans les régions anglophones du Cameroun, la situation continue de se dégrader, a-t-il souligné. Les pertes humaines sont de plus en plus lourdes. »

La France, l’Union européenne et les Nations unies font tout, a assuré Jean-Yves Le Drian, pour pousser Paul Biya à prendre des initiatives afin de trouver une issue politique à la crise.

Le patron de la diplomatie française s’est également dit « très préoccupé de la situation du juriste international Maurice Kamto. Nous souhaitons que cette figure importante du Cameroun puisse être libérée, a-t-il déclaré. Nous faisons pression régulièrement, fortement. Y compris le président de la République a appelé le président Biya pour qu’on trouve des solutions. »

À Yaoundé, le ministre des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella a rassuré la volonté du gouvernement de mettre un terme à la crise sociopolitique en zone anglophone, tout en rejetant toute intervention extérieure.

Devant les ambassadeurs étrangers à Yaoundé, mardi 28 mai, le ministre camerounais des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella s’est livré à un exercice d’explication du mode de gestion de la crise anglophone. Face à un auditoire composé d’ambassadeurs et autres diplomates étrangers accrédités à Yaoundé, Lejeune Mbella Mbella, a d’abord tenu à assurer que l’option militaire n’emporterait pas la préférence du gouvernement. Mais qu’il s’agissait bien de dialoguer.

Selon lui, ce dialogue est d’ailleurs en cours depuis le déclenchement du conflit. Prenant la défense de l’armée, régulièrement montrée du doigt pour des violations des droits humains dans les deux régions, il a dit l’étonnement du gouvernement et insisté sur le fait que les forces de défense et de sécurité sont mobilisées et déployées sur le terrain pour « la restauration de l’ordre, la préservation de l’intégrité territoriale et la protection des personnes et des biens », face à ce qu’il considère en revanche comme « les exactions des mouvements sécessionnistes et terroristes », porteurs d’un projet « pernicieux d’atteinte à l’intégrité territoriale du Cameroun et au renversement des institutions ».

Sur un ton ferme, l’ancien ambassadeur du Cameroun en France a fait savoir que « la situation qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, bien préoccupante, n’est pas de nature à menacer la paix et la sécurité internationale ».

Une manière d’indiquer que face aux pressions internationales, Yaoundé n’entend pas se laisser dicter une conduite dans la résolution du conflit. « La solution sera camerouno-camerounaise », a-t-il martelé.

Par Tinno Bang Mbang

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