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OPINION: SI JE SUIS UN APPRENTI-SORCIER, PAUL BIYA EST UN SORCIER

OPINION: SI JE SUIS UN APPRENTI-SORCIER, PAUL BIYA EST UN SORCIER

CAMEROUN / FRANCE – OPINION: SI JE SUIS UN APPRENTI-SORCIER, PAUL BIYA EST UN SORCIER

« Quand on a 37 ans, on se projette. On ne fait pas des cauchemars sur un président qui à 82 ans, s’accroche au pouvoir, ne rend pas visite aux soldats, n’adresse pas de messages de condoléances aux familles et préfère bichonner ses amis allemands et français quand ils perdent les leurs.  »

En 1962, les réseaux s’appelaient Aujoulat. En 2015, ils sont sociaux…

Je l’ai dit dans ma réponse au Chef de l’État dans son discours raté à la Jeunesse du 10 février dernier. C’est cuit mais ce n’est pas encore refroidi ! Ne soyons pas fébriles. Le président a moins de temps à passer à la tête de l’État que tout ce temps perdu. En vain !

Quand on a 37 ans, on se projette. On ne fait pas des cauchemars sur un président qui à 82 ans, s’accroche au pouvoir, ne rend pas visite aux soldats, n’adresse pas de messages de condoléances aux familles et préfère bichonner ses amis allemands et français quand ils perdent les leurs. Un Nkukuma qui multiplie les plans d’urgence et n’atteindra pas les objectifs à mi-parcours en 2020 contenus dans le DSCE, la bible de l’émergence. Un Nnom gui cautionnant la présence de son épouse sur la photo officielle d’un Sommet, et qui affiche les obsèques de sa belle-mère sur la page officielle de la Présidence de la République en lieu et place des images de soldats tombés au front.  » Un père de la Nation  » qui assimile Boko Haram aux héros de l’indépendance…

Quand on est Puissant, on ne dépense pas en pure perte les fonds de souveraineté du Cabinet Civil pour financer la presse poubelle. De l’argent qui servirait à l’aide à la presse de qualité.

Quand on est un Sphinx, au panthéon de la longévité politique, on ne se rabaisse pas au niveau de « gamins » qui modernisent sur les réseaux sociaux, la critique politique. Un signe de déclin!

Dans quelques années, c’est-à-dire dans pas longtemps, Paul Biya ne sera plus aux commandes. Le temps et la biologie auront fait leur effet. Ahidjo est mort de crise cardiaque. Paul Biya mourra de vanité!

Le président a muselé l’opposition. Il veut désormais opposer les camerounais. Pathétique ! Un président qui reçoit Laurent Fabius à midi et finance les médias anti-français à 15 h. Si les opposants sont des marchands d’illusion, notre Chef est un vendeur en gros d’illusions! Le mensonge de 2035, qui peut faire mieux? Le bout du tunnel, quel cinéma ? La rigueur et la moralisation, mangées par l’Épervier ! Sous Paul Biya, on n’a pas construit de prison, mais on a instauré une république en prison. L’État de Kondengui, quelle honte !

Un panafricaniste de la 25e heure, qui protège ses enfants dans les Alpes en Europe et jette en pâture sa jeunesse dans les griffes du chômage, les serres de la feymania et les travers du cynisme. À 18 ans à Kigali, on rêve. À 18 ans à Yaoundé, on crève !

La Suisse est désormais le refuge du président et de nos prostitués. Le Cameroun connaît un déficit de la culture du piment mais exporte « du piment » dans la Confédération Helvétique. Une réputation dans la rue !

Ce pays renaîtra de ses cendres.

Nous ferons tous retourner Ahidjo et Moumié dans leur pays. Um Nyobé et tous nos héros seront nos boussoles et paveront nos rues. Nous exorciserons le Palais de l’Unité du souvenir des bals de l’arrogance, du mépris et de la condescendance du monarque. La vérité sera faite sur Guerandi et la procession macabre des assassinats politiques. Les camerounais pourront suivre toutes les semaines un Conseil des ministres avec un vrai président, constant, présent et qui passera ses vacances à Kribi, Foumban, Tiko, sur les bords de la Sanaga et non du Lac Léman en Suisse.

Que Jacques Blaise Mvié se rassure. Il a un talent de barbouze et de tueur à gages. Il n’a pas le brio de Charles Ndongo. C’est un griot édenté. Son journal est une kalachnikov en papier mâché. Je ne le lirai pas. Il se consumera comme le souvenir de ces années perdues!

Paul Biya a des réussites. Elles ont la hauteur des collines de Yaoundé. Mais ses échecs ont des dimensions au-delà du Mont Cameroun. Au dessus du Kilimandjaro des malheurs d’un peuple.

Nous le savons, le président veut nous diviser pour mourir au pouvoir. Non, le Cameroun n’est pas le pays de Paul Biya. C’est un locataire de la charge. Les propriétaires, le peuple, reprendront les clés!
Abdelaziz Moundé, Mouvement pour l’Alternance au Cameroun (MAC)

cameroon-info | Abdelaziz Moundé | Correspondance

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