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Franck Emmanuel Olivier Biya, 47 ans, fils aîné du président camerounais Paul Biya | Photo: cameroonvoice

Franck Emmanuel Olivier Biya, 47 ans, fils aîné du président camerounais Paul Biya | Photo: cameroonvoice

Frank Biya : l’homme qui ne veut pas être président à la place de son père ?

Fait rare en Afrique ! Sur le chemin de la succession à son père, les augures politiques annoncent d’ores et déjà le nom de Franck Biya comme le successeur de son père.

Alors que les portes du palais présidentiel semblent lui être ouvertes, le dauphin adoubé ne semble guère optimiste à cette idée au point d’être surnommé « l’homme qui ne veut pas être président ». Est-ce pour autant qu’il faut gommer les ambitions politiques du fils qui porte un patronyme auréolé ? Voici quelques éléments de réponses.

En 2018, Paul Biya, en fin de mandat après ses 32 ans passés sur le fauteuil du Palais d’Etoudi prendra-t-il sa retraite ? « L’élection présidentielle camerounaise de 2018 est certaine, mais encore lointaine. Nous avons le temps de réfléchir et, le moment venu, les Camerounais comme tout le monde sauront si je suis candidat ou si je prends ma retraite », répondait Paul Biya en juillet 2015 lors de la visite de François Hollande.

Loin de lumière des projecteurs

Sous les lambris dorés du Palais du peuple, cette botte en touche présidentielle, de Paul Biya qui fêtera ses 84 ans à la veille de la Saint-Valentin, est désormais entourée d’un faisceau de spéculations et de théories qui ajoutent du suspense à la guerre de succession annoncée. Dans les couloirs du Palais de l’Unité, les murs bruissent l’écho du nom de Franck Biya comme futur « dauphin » de son père.

Presqu’une règle de succession en Afrique centrale, l’idée du remplacement du père par son fils ne paraît pas si saugrenue que cela. Ali Bongo au Gabon, Joseph Kabila en RDC, sont tous des fils de présidents, devenus chef à la place du père après avoir été associés au plus près de la gestion étatique.

D’autres sont sur le même chemin comme Teodorin Obiang Nguema, bombardé vice-président de Guinée-Equatoriale avec rang de chef d’Etat, Zacharia et Mahamat Deby au Tchad, ou encore Denis Christel Sassou Nguesso au Congo. Tous sont plus ou moins avancés sur la voie de perpétuation de cette règle salique de dévolution du fauteuil du patriarche à son fils.

Faisant exception à la règle, à 47 ans, Franck Emmanuel Olivier Biya, le fils aîné du président camerounais, ne semble pas séduit à l’idée de succéder à son père à la tête du pays. Là où les fils de présidents se servent du cric paternel pour gravir les échelons dans la gestion des affaires, le premier fils de Paul Biya ne semble pas tenté par le pouvoir.

Il fuit l’échiquier politique, ses combines, ses coups bas et ses jeux d’alliances. Plus encore, il n’a ni fonction ministérielle officielle, ni mandat électif et n’est membre reconnu d’aucune section du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC, au pouvoir).

cameroonvoice / La Tribune

http://africa24monde.com/actualite/view/frank-biya-l-homme-qui-ne-veut-pas-etre-president-a-la-place-de-son-pere.html

One Response so far.

  1. Paul C. BAYEM dit :

    Habile manœuvre mais inutile. Franck BIYA n’est pas le fils de aîné de Paul BIYA. De plus il n’est que le fils adoptif de celui-ci. Le fils aîné est bel et bien Georges Gilbert BAONGLA BIYA. Prenez les bonnes informations à la source et soyez moins passionnés et surtout moins « sectairement manipulés ». Approchez vous de la famille de Paul BIYA à Mvomeka’a pour avoir des informations correctes et crédibles. Aucune porte n’a jamais été fermée pour de telles informations formations authentiques, crédibles et vérifiée.

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