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Jeune Afrique - Béchir Ben Yahmed: Paul Biya me rend fou de rage

Jeune Afrique – Béchir Ben Yahmed: Paul Biya me rend fou de rage

Le patron de Jeune Afrique multiplie les artifices pour inciter le peuple camerounais à la révolte. Où on constate que l’anathème est un pétard mouillé.

Il est à la tête du royaume depuis octobre 1960. Et le vénérable monarque, aujourd’hui âgé de 87 ans, ne semble pas prêt de passer la main. Véritable autocrate s’exprimant toujours à la première personne du singulier («Ce que je crois»), cet homme-là a placé la famille aux premières loges du califat et au cœur de son système clientéliste. Il y a ici son épouse et reine mère, Danielle, qui règne en second et officie à la fois comme directeur général de la Société internationale de financement et d’investissement (Sifija) et président-directeur général de l’Agence internationale pour la diffusion et la communication (Difcom). Là, c’est le fiston, Amir, qui est à la tour de contrôle.

Non loin de là, sévit un autre rejeton, Marwane, le petit trublion dans le rôle – comme son frère – de directeur exécutif de la boutique. En posture de chargé d’affaires, il a placé une sorte de «katika», Soudan François, l’homme des basses manœuvres.

Voilà la cour du roi Béchir Ben Yahmed, fondateur et inamovible directeur de publication de Jeune Afrique, également «gérant commandité» de Sifija. On passe sur les «dougourous» placés à tous les étages de la royauté JA, véritables satellites en charge d’animer l’empire clientéliste sur les bords de la Seine. Voici donc le grand donneur de leçons, éphémère ministre sous le dictateur Bourguiba, se dorant la pilule en Europe, fuyant son pays natal dont il ne dit presque jamais du mal.

De l’autre côté du monde, sur le continent africain, se retrouve un homme de 81 ans, parvenu à la tête de son pays par l’une des voies les plus démocratiques qui soient : une disposition constitutionnelle. À la magistrature suprême depuis 32 ans, par la seule volonté du peuple souverain, il ne s’est jamais pris pour un roi consort, gère un État auquel il a apporté la démocratie et qu’il a maintenu en paix. On ne lui connaît ni épouse ni enfant installé dans le système. Il a permis l’avènement d’institutions fortes, permettant le moment venu une transition sereine. Et Paul Biya conduit avec bonheur ses compatriotes vers l’émergence tous azimuts.

Comme on peut le constater, le contraste est saisissant entre ces deux hommes, aussi bien sur l’âge, les méthodes de gouvernance que la vision pour les entités dont ils ont la charge.

Moyennant quoi, Béchir Ben Yahmed s’est découvert une âme de justicier sur papier journal. Sur le Cameroun et son président, c’est devenu une véritable obsession. Les robinets de clientélisme s’étant asséchés, il a choisi le dénigrement et les appels à la révolte d’un peuple qui n’a de leçons à ne recevoir de personne. C’est pourtant l’inamovible patron de JA, celui-là même qui n’a jamais songé à prendre sa retraite, à travers ses factotums, qui se charge de dire aux Camerounais ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas. Celui qu’ils ne méritent plus et comment s’en débarrasser.

Les derniers faits d’armes de JA sur le Cameroun frisent le burlesque. Le para journal paraissant à Paris a inventé un «péril jeune» au Cameroun, ce «cocktail explosif» où «les moins de 30 ans (…) n’ont connu que Paul Biya». «Jusqu’à quand le supporteront-ils ?» s’étrangle-t-il. L’octogénaire Ben Yahmed invoque la «gérontocratie» régnante à Yaoundé, mais n’a jamais décrié sa propre longévité aux affaires, encore moins le népotisme sauvage dont son empire «Jeûne à fric» est l’objet. Ses coups de sang apparaissent comme des mitraillettes munies de balles blanches, puisque plus personne, au Cameroun, ne fait attention à ses manœuvres désespérées d’incitation au soulèvement populaire. Le Cameroun n’est ni la Tunisie. Ni le Burkina. Ni la Centrafrique. Ni la Libye. Ni aucune dictature sur laquelle on tente de jeter l’anathème.
Voilà bien la preuve que les Camerounais sont mûrs, libres de se donner les dirigeants qu’ils veulent sans prêter la moindre attention aux oiseaux de mauvais augure. Une autre preuve, s’il en était encore besoin, que notre pays promeut la tolérance : en dépit des provocations récurrentes, et contrairement à d’autres nations, Jeune Afrique continue de circuler au Cameroun. Béchir Ben Yahmed, à travers ses incantations, souhaite intimement que sa feuille polluante soit censurée par Yaoundé pour se poser en martyr de la liberté d’expression. Il ne perd rien à attendre.

Dieudonné Mveng

 

Communication: le malaise de la vieille Afrique

Au lieu de balayer devant sa cour, le Tunisien Béchir Ben Yahmed, qui vit à paris avec sa famille, voudrait «épurer» le Cameroun de son chef d’État et de son gouvernement par le bain de sang.

Qui, de Paul Biya (81 ans), chef de l’Etat du Cameroun, et de Béchir Ben Yahmed (87 ans), directeur de publication de Jeune Afrique (JA), est le plus vieux ? C’est la question que l’on se pose après avoir lu le n°2814 du 14 au 20 décembre 2014 de cet hebdomadaire qui se dit panafricain. L’édition en question consacre trois pages (43-45) au Cameroun, dans sa boutade de mauvais aloi «Cameroun, le péril jeune». «L’âge moyen des Camerounais est de 19 ans, plus de 60% d’entre eux ont moins de 25 ans, mais leur président, lui, en compte 81», écrit Remi Carayol, qui dit être envoyé spécial (au Cameroun, supposons-nous). La question est de savoir où se trouve le problème ? D’autant plus que Béchir Ben Yahmed, le patron de Remi Carayol, est l’aîné de cinq ans du chef de l’État du Cameroun.

Une autre turpitude relevée dans ce gribouillis de Remi Carayol, repose sur la gouvernance. Selon lui, la longévité du chef de l’Etat du Cameroun au pouvoir est un frein au développement du pays. Sans nous étendre sur les réalisations et les projets structurants de Paul Biya depuis qu’il est au pouvoir, comparés au niveau de développement du pays que lui a laissé son prédécesseur Ahmadou Ahidjo (paix à son âme !), le Cameroun se porte mieux qu’en 1980 sur plusieurs domaines, si on tient compte du contexte économique mondial. Qu’on aime Paul Biya ou qu’on le déteste, si on est habité du bon sens, il y a lieu de le reconnaitre. Si donc la longévité de Paul Biya au pouvoir (depuis 1982) est préjudiciable pour le développement du Cameroun, celle de Béchir Ben Yahmed, à la tête de Jeune Afrique, depuis 1960, l’est encore davantage. Et les Africains, lecteurs de Jeune Afrique, nés avant ou après 1960, n’ont connu que Béchir Ben Yahmed. Est-ce pour cela que Jeune Afrique (qui ne vieilli jamais malgré le poids de l’âge) est  en perte de direction ? A ce niveau aussi, nous pouvons écrire : «Jeune Afrique, le péril jeune», car les lecteurs peuvent se demander quand donc un jeune journaliste de 25 ans prendra-t-il la direction de Jeune Afrique ?

Mission échouée.

Non, que Béchir ne distraie pas les Africains ! Son acharnement sur Paul Biya n’est que le ressentiment de celui à qui le chef de l’Etat du Cameroun et son gouvernement ont retiré le gâteau de la bouche. Et comme nous écrivions dans ces mêmes colonnes n°650 : «Certains y verront une analyse objective, d’autres un constat résigné. Mais c’est mal connaitre les pratiques licencieuses en cours dans ce journal (Jeune Afrique, ndlr). Cet acharnement s’est davantage prononcé depuis que le Cameroun n’arrose plus à coup de milliards l’entreprise de presse de Béchir Ben Yahmed».

Vu sous cet angle, on comprend le malaise dans lequel vit le magazine de Béchir Ben Yahmed. Le donneur de leçons à l’Afrique – puisque qu’il n’y a qu’à l’Afrique qu’on donne des leçons – n’est pas dans la bonne posture, dans la mesure où ce qui apparaît comme une entreprise de presse n’est qu’une épicerie familiale. Mais une épicerie familiale que les dirigeants africains engraissent à des milliards de F Cfa.

De toutes les façons, le message de Béchir Ben Yahmed est bien compris : soulever les jeunes Camerounais contre leur président et leur gouvernement, l’exemple du Burkina Faso aidant. On mesure très bien le poids et le rôle des médias dans le monde depuis la nuit des temps, et qui plus est en ce XXIème de la toute puissance dictatoriale sur les jeunes, notamment africains. Le cas de la Tunisie et de la Libye est là pour le démontrer. «Les moins de 30 ans, qui n’ont connu que Paul Biya, peinent à se faire une place dans la société confisquée par leurs aînés. Jusqu’à quand le supporteront-ils ? », lance Remi Carayol, qui fait une enquête partiale, interrogeant quelques deux ou trois badauds seulement de la capitale. Évitant royalement quelques notoriétés susceptibles de donner un son de cloche différent et donc la vérité des faits. Peu importe, JA était en mission commandée. Et il fallait bien la remplir. Quitte à tronquer la vérité.

Mais les jeunes Camerounais, contrairement à ce que pensent les maîtres outre-Atlantique, notamment de l’hexagone, sont matures. «Le printemps arabe» ne soufflera pas sur le Cameroun par Jeune Afrique. L’ultime combat que tous les Camerounais mènent aujourd’hui, c’est d’accorder leur soutien sans faille à leur chef d’État, qui ne ménage aucun effort, avec ses vaillants soldats, pour libérer le Cameroun de la barbarie de la secte islamique nigériane Boko Haram. Et ils y parviendront. Le Cameroun reste un ’îlot de paix longtemps bâtie par la discipline, le travail et le sens du patriotisme de ses enfants. Au demeurant, depuis que «Jeûne à fric» a récemment annoncé, entre autres fantasmes concernant le pays de Paul Biya, l’arrestation et la détention à la prison de Yaoundé de Jean Tabi Manga (ancien recteur de l’Université de Yaoundé II), Jean-Jacques Ndoundoumou (ancien Dg de l’Armp) et Bruno Bekolo Egbe (ancien recteur de l’Université de Douala), alors que ces trois personnalités sont libres, ce magazine est davantage devenu un pétard mouillé aux yeux des Camerounais et de bien d’autres citoyens du monde.

 

André Théophile Essomé| La Météo – |cameroon-info.net |237online.com

 

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