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Le sous-secrétaire d’État américain en charge des Affaires africaines, Peter Tabor Nagy et Paul Biya

Le sous-secrétaire d’État américain en charge des Affaires africaines, Peter Tabor Nagy et Paul Biya

Le Sénat américain vient de donner une image rocambolesque du Cameroun et de ses dirigeants. Chose qui tranche étrangement avec l’atmosphère empreinte de sérénité dans ce pays africain, car les Camerounais font confiance à leurs institutions et à ceux qui les incarnent, de plus, toutes les communautés vivent côte à côte depuis une éternité sans le moindre problème.

Cet incident est survenu il y a quelques semaines, suite à la visite du sous-secrétaire d’État américain en charge des Affaires africaines, Peter Tabor Nagy. Cette visite, sans tabous ni interdits, organisée à la demande du Cameroun dans un contexte de mises en accusation grotesques et répétées sur le thème des droits de l’homme, était pourtant essentielle.

Qu’elle ait pu avoir lieu et qu’elle ait été ouverte à tout le spectre des représentants de la société civile et politique, est la preuve, s’il en était encore besoin, que le Cameroun n’a rien à cacher. Bien au contraire.

Le choix délibéré de faire voir et faire entendre à ses partenaires, même si certains sont de mauvaise foi comme le sous-secrétaire d’État américain en charge des Affaires africaines, l’écho des actions entreprises ou à venir, des difficultés et des avancées dans l’effort courageux pour résoudre ses crises sécuritaires et humanitaires, est un signe indéniable d’ouverture et un parti pris de transparence.

Un constat est malheureusement clair : la publication des résolutions hostiles, basées sur les allégations des organisations non gouvernementales, n’a qu’un seul objectif véritable, qui est de jeter de l’huile sur le feu.

La rhétorique des droits de l’homme est dégainée comme un sabre pour tenter d’influencer ou de détruire les nations afin de mieux les exploiter. Et tout cela au nom du si controversé droit d’ingérence humanitaire, qui a évolué en droit d’ingérence politique.

L’élite intellectuelle et dirigeante camerounaise ne devrait pécher ni par cécité ni par angélisme à cet égard. Car, la réalité est celle-ci. C’est en Afrique, maillon faible de la mondialisation, que se déploie principalement ce prosélytisme violent sur les droits de l’homme.

La vertu des élections, la légitimité des élus, le respect des lois, la souveraineté des États semblent désormais relever du passé, alors que les entorses à la loi, la pyromanie, les incivilités, les saccages de monuments et d’emblèmes sont parés de toutes les vertus émancipatrices et sanctuarisées.

Posons-nous la question : dans quel but et pourquoi encouragent-ils au Cameroun ce qu’ils répriment chez eux ? Pas étonnant alors que les rapports des ONG sur la gestion de la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne soient qu’une mascarade, comme si cela ne relevait pas d’abord d’une situation interne au Cameroun, et comme si un partenaire de longue date soucieux de porter un regard objectif sur ce drame ne trouvait pas une seule action positive à mettre au crédit du Cameroun. Ce qui relève de l’invraisemblance et prouve que le désir d’accabler est plus fort que le souci d’impartialité.

Dans ces manœuvres de déstabilisation à peine voilées, des groupuscules internes, politiques ou civils, servent également d’appuis et de relais. Ils ne se doutent pas, ou si peu, que ce qui se joue, ce n’est pas le sort d’un homme d’État ou d’un régime mais bien celui du peuple, d’une nation, de sa capacité à résister et à s’affirmer, à défendre ses frontières, ses richesses, ses enfants.

Certains Camerounais organisent ainsi des marches de protestation en Europe, avec l’air de croire que ce continent serait maître de leur destin, et aurait pour mission de les délivrer de l’oppression de leur propre patrie.

En réalité, entre les populistes, adeptes de l’implosion de l’Union européenne, et le déclin industriel et technologique, l’Europe lutte d’abord pour sa propre survie. Et elle a raison. Dans ce contexte, il importe pour les Camerounais de se serrer les coudes, pour consolider l’unité et la cohésion sociale, le développement, la sécurité et la démocratie.

Il importe de construire la résilience collective, en donnant une chance au dialogue et à la paix ; « parce que nous n’avons pas d’autre patrie », selon le propos pertinent du président de la République. Surtout, il nous faut cultiver la fierté nationale, reconnaître les efforts et les succès du pays, malgré le chantier immense qui reste.

Faisons donc confiance à nos dirigeants et à celui à qui nous avons confié librement le gouvernail du pays. Il dirige encore le Cameroun et est au travail, malgré les vents et la tempête.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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