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Ernest Ouandie Photo: (c) Archives

Ernest Ouandie
Photo: (c) Archives

Le nationaliste et dirigeant de l’Union des populations du Cameroun a été fusillé le 15 janvier 1971 à Bafoussam. Le régime de feu Ahmadou Ahidjo l’accusait de trahison et rébellion. Sur place au Cameroun, pas grand monde ne s’en souvient.

15 janvier 1971-15 janvier 2015. Ce jeudi, le Cameroun tout entier commémore le 44ème anniversaire de l’exécution à Bafousasm, d’Ernest Ouandié, dernier chef historique de l’Union des Populations du Cameroun (UPC). Le leader nationaliste mort à 57 ans, avait été condamné par la justice camerounaise pour haute trahison et rébellion. Des organisations de la diaspora établies en Belgique ont prévu d’honorer la mémoire de l’ancien vice-président de l’UPC. Une de ces actions est l’observation d’une minute de silence à 13 heures en mémoire du «héros national» reconnu comme tel par l’Assemblée nationale en 1992. Sur place au pays, presque pas d’écho de la commémoration.

Cependant, des militants d’obédience «upéciste» se sont souvenus sur le web.
Mariane Simon-Ekanè et Charles Nforgang, tous du Manidem (Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie), publient textes et photos de celui qui était surnommé «camarade Emile» sur facebook. «Continue à nous guider camarade Emile», réclame Charles Nforgang alors que Mariane-Simon Ekanè lui consacre un poème duquel transparaît le vers qui dit : «Ô Kamerun, pourquoi 2015 ne serait-elle pas l’année du réveil, du réveil patriotique». Leur parti n’a rien prévu en ce jour. Il célébrera les 44 ans de la mort d’Ouandié dans… deux mois exactement. Ce sera à Bafoussam, une ville choisie pour des raisons évidentes. Le 15 mars prochain, s’y déroulera un congrès qui coïncidera avec la célébration du 20ème anniversaire de la naissance du Manidem.

Robert Ndonkou, Cameroon-Info.Net

 

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