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Maurice Kamto (c), alors candidat du parti MRC à la présidentielle avec son équipe après une conférence de presse au siège du parti à Yaoundé, le 8 octobre 2018. © REUTERS/Zohra Bensemra

Maurice Kamto (c), alors candidat du parti MRC à la présidentielle avec son équipe après une conférence de presse au siège du parti à Yaoundé, le 8 octobre 2018. © REUTERS/Zohra Bensemra

Le procès de l’opposant Maurice Kamto et de dizaines d’autres membres de son parti, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, a été reporté ce vendredi 6 septembre. 

Le procès s’est ouvert en fin de matinée vendredi dans une salle du tribunal militaire pleine à craquer. A la barre, Maurice Kamto et ses coaccusés – 89 personnes au total – qui se marchent presque dessus. L’ambiance lourde avec un dispositif de sécurité très important. Toutes les voies d’accès qui conduisent au tribunal militaire ont été bloquées depuis le matin sur 300 mètres à la ronde par des dizaines de policiers et gendarmes.

La présidente du collège des juges entreprend de lire aux différentes parties un article de loi sur la conduite du procès. S’ensuit l’identification des prévenus. Mais après quinze minutes d’audience, Christian Penda Ekoka, l’un des accusés, alliés de Maurice Kamto dont il était conseiller pour la présidentielle 2018, s’écroule, victime d’un malaise.

« L’audience a commencé et quinze minutes après, M. Penda Ekoka s’est écroulé, témoigne Me Michel Tchalé, l’un des avocats de la défense. La salle est très exiguë, mal aérée. Nous suffoquons vraiment, c’est un supplice d’être dans cette salle-là. Donc nous pensons que logiquement c’est ça qui a entraîné le malaise de cet accusé. »

Dans la confusion, l’audience est suspendue, le temps de l’évacuer et de lui administrer des soins. Elle reprendra près d’une heure plus tard, mais toujours sans Penda Ekoka, évacué vers un hôpital. En son absence, le tribunal a décidé du renvoi de l’affaire au 8 octobre prochain.

L’opposant est poursuivi pour insurrection, hostilité contre la patrie et rébellion, entre autres, à la suite des marches organisées par le MRC peu après la présidentielle d’octobre 2018.

La presse internationale – dont RFI – a été retenue à l’extérieur, mais quelques diplomates des chancelleries occidentales sont bien présents. Des diplomates français, canadiens ou américains.  « Je suis scandalisé, particulièrement scandalisé de ce qu’on puisse refuser l’accès aux journalistes parce que le peuple a le droit à l’information, s’insurge le coordonnateur du collectif des avocats de la défense. Donc je ne vois pas en quoi la présence de la presse aurait pu gêner le déroulement du procès. »

Par RSA Avec Africa24monde

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