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Abiy Ahmed a récemment reçu à Addis-Abeba le dirigeant de Somaliland, Musa Bihi

Abiy Ahmed a récemment reçu à Addis-Abeba le dirigeant de Somaliland, Musa Bihi

Le conflit vieux de 28 ans entre la Somalie et le Somaliland, connaîtra-t-il enfin son épilogue cette année ? C’est le vœu du Premier ministre éthiopien qui supervise des négociations de paix entre les deux protagonistes.

Abiy Ahmed a récemment reçu à Addis-Abeba le dirigeant de Somaliland, Musa Bihi. Avec son hôte, le Premier ministre éthiopien a discuté des relations entre son pays et le Somaliland.

« Nous avons discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales et la collaboration commerciale entre les deux pays », a déclaré Musa Bihi dans un tweet après la réunion.

Mais, à en croire des médias éthiopiens dont le site Fana Broadcasting Corporation, les deux hommes d‘État ont également débattu de la paix entre la Somalie et le Somaliland.

Si le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed n’a pas participé à ces retrouvailles, Mogadiscio salue tout de même l’initiative. « Le Gouvernement fédéral de Somalie (FGS) considère cette initiative comme un pas progressif dans la bonne direction et salue l’engagement du président Bihi à cet égard », peut-on lire dans un tweet de la présidence somalienne.

En mai 1991, alors que la Somalie se consume dans une guerre civile déclenchée après la chute du dictateur Mohamed Siad Barre, le Somaliland au nord déclare son indépendance vis-à-vis de Mogadiscio.

La souveraineté continue de diviser les frères somaliens

Le jeune État frappe sa propre monnaie, se dote d’un parlement, d’une armée et d’un système juridique. Mais, jusqiu’ici, il n’est pas reconnu par la communauté internationale en tant qu‘État souverain, plutôt comme une région autonome de la Somalie.

En dépit de multiples négociations de paix, la tension n’a jamais baissé entre les deux pays. Si Mogadiscio a toujours considéré le Somaliland comme son territoire, Hargeisa a toujours lutté pour son indépendance et sa reconnaissance internationale.

En mars 2018, par exemple, mécontente d’un accord entre l‘Éthiopie, le Somaliland et la compagnie émiratie DP World pour gérer son port stratégique de Berbera, la Somalie s‘était vivement opposée au projet et avait même appelé à une intervention de la ligue arabe. Une position considérée comme « une déclaration de guerre » par le Somaliland.

Et si grâce à une politique de normalisation mise en œuvre depuis son accession au pouvoir en avril 2018, Abiy Ahmed a déjà fait la paix avec quasiment tous les pays voisins dont L‘Érythrée, le leader de 45 ans pense désormais à se présenter comme médiateur entre les deux peuples somaliens.

Par Regardsurlafrique avec Africanews – John Ndinga Ngoma

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