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Alassane Ouattara et Emmanuel Macron le 31 août 2017 à l'Elysée © Kamil Zihnioglu/AP/SIPA

Alassane Ouattara et Emmanuel Macron le 31 août 2017 à l’Elysée © Kamil Zihnioglu/AP/SIPA

Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara a été reçu au palais de l’Élysée à Paris, ce mardi, pour un tête-à-tête avec Emmanuel Macron, son homologue français. Au programme: la question sécuritaire, la dette ou encore les faibles avancées des travaux du métro d’Abidjan.

En Côte d’Ivoire, la France finance entre autre une infrastructure qui lui est importante, à savoir, une école régionale de lutte contre le terrorisme.

Si les travaux avaient été lancés fin 2018 à Abidjan, par Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, le projet est sujet à de nombreux blocages du côté ivoirien. Ce qui agace Paris, qui est d’ailleurs très impliqué en Côte d’Ivoire. Cette école de formation, avait déjà attiré l’attention de Zoom Afrique. Il avait été annoncé dans un précédent numéro que cette école était en fait un centre de formation de mercenaire qui serait par après à la solde de la France.

C’est l’une des raisons pour laquelle, Paris est très pressé de mettre en place cette école avant les élections présidentielles prévues en 2020. Ces élections sont cruciales pour la Côte d’Ivoire et ses partenaires occidentaux.

La Côte d’Ivoire est encore au centre de débat concernant le combat politique qui ne cesse de s’intensifier. Le président fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) Laurent Gbagbo et le président du PDCI-RDA Henri Konan Bédié ont créé une alliance afin de mettre à la porte Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié prônent la réconciliation nationale pour que les ivoiriens jouissent de nouveau de la véritable paix.

Charles Blé Goudé, ex-ministre de la Jeunesse et président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), réitère des conditions pour son adhésion à la plateforme de l’opposition prôné par Laurent Gbagbo­­ et Henri Konan Bédié. Il a souligné qu’il participera à cette alliance si la proposition d’idée pour le bonheur du peuple ivoirien est le vrai but de la plateforme ­­­et non pour rivaliser contre une seule personne.

Cette alliance visant à provoquer le départ d’Alassane Ouattara, remet le président actuel sur le qui-vive.

Outre les mesure de sécurité prise par le gouvernement de Ouattara auparavant comme le rajout des 1000 caméras de surveillances à Abidjan, la Côte d’Ivoire a aussi lancé l’exploitation des ­drones dans le pays. Ces drones sont des RACI 3009, dont leur utilisation se fera dans un cadre bien organisé, précise l’autorité en charge de l’aviation civile dans le pays.

Ces drones ont entre autre une fonction de surveillance qui vendrai compléter le supplément de caméra de surveillance. Des mesures sont aussi prises par le président Ouattara. À un an de la présidentielle, le projet de loi adopté en conseil des ministres par le gouvernement sur la nouvelle Commission électorale en Côte d’Ivoire ne passe pas dans l’opposition.

Celle-ci continue de dénoncer un « déséquilibre » au profit du camp présidentiel et sa « mainmise » sur l’organe en charge de l’organisation des élections. Le gouvernement vient en effet d’annoncer un projet de loi portant sur la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI) qui doit être validé par l’Assemblée nationale.

La future CEI sera composée de 15 membres au lieu de 17 précédemment pour la Commission centrale. Parmi eux, trois représentants du parti au pouvoir, trois de l’opposition, six de la société civile, un du conseil supérieur de la magistrature, auxquels s’ajoutent un membre nommé par le président de la République, et un par le ministre de l’Intérieur.

Henri Konaian Bédié avait auparavant aussi accusé le président Ouattara de faire venir clandestinement des étrangers à qui il font des papiers pour éventuellement fausser la présidentielle de 2020.

La présidentielle ivoirienne de 2020 approche à grands pas et le paysage politique en Côte d’Ivoire est en train de connaître un profond remodelage. Les ivoiriens attendent les élections de 2020 avec impatience pour aller voter mais elle n’est plus prête à revivre une crise comme celle de 2011.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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