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Pétrole. Photo : DR

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Crise du pétrole : L’Angola recourt au FMI

La crise des revenus pétroliers qui a frappé l’Angola, au même titre que tous les pays exportateurs de cette matière première frappée par la chute des cours depuis juillet 2014, a ramené ce pays dans le giron du Fonds monétaire international, comme elle a aussi amené le président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979, à placer sa propre fille, Isabel, la femme la plus fortunée du continent africain, à la tête de la compagnie pétrolière publique Sonangol.

La production pétrolière (1.782.000 barils/j en mars dernier), représente 40% du produit intérieur brut (PIB) de l’Angola, considéré comme le deuxième producteur africain après le Nigéria. Il a même dépassé ce pays en mars 2016. Le pétrole représente également 70% des recettes budgétaire de ce pays et 95% de ses entrées en devises.

Le schéma algérien est reproduit grandeur nature dans un pays qui a demandé l’aide du FMI au cours de la dernière assemblée générale des institutions de Bretton Woods, en mai 2016. Le FMI compte établir un plan d’aide étalé sur trois ans avec, bien entendu, des conditionnalités draconiennes qui visent à rationaliser les dépenses publiques et à diversifier au maximum les activités économiques.

La nomination de la fille du président de la République angolaise à la tête de la compagnie publique de pétrole Sonangol, tombe, selon des analystes de la scène locale, comme un « cheveu sur la soupe », au vu de la difficile conjoncture économique que vit ce pays.

La nouvelle directrice de Sanango promet que la nouvelle équipe va « diminuer le coût de production et optimiser les ressources en vue d’augmenter la compétitivité internationale du secteur pétrolier angolais ».

La contraction des recettes pétrolières a lourdement grevé la politique budgétaire de l’Angola, comme elle a remis en cause le semblant de prospérité économique dont ont bénéficié les 25 millions d’habitants, mais bâtie exclusivement sur la rente pétrolière.

Alors que le pays enregistrait des taux de croissance de 17 à 20% pendant les années 2006-2008, les prévisions de croissance du PIB sont de 2% pour l’année en cours, au point où le quotidien français Libération met en grande manchette: « L’Angola, miracle économique qui tourne au cauchemar ». Fille aînée du président José Eduardo dos Santos, Isabel, âgée de 43 ans et mère de trois enfants, est classée, selon le magazine américain Forbes, comme étant la femme la plus riche d’Afrique et la huitième fortune du continent. On estime son patrimoine à quelque 3,3 milliards de dollars, dont une importante partie serait placée au Portugal, l’ancienne puissance coloniale de l’Angola.

Elle détient entre autres, 25% du capital de la principale compagnie de téléphonie mobile Unitel et d’importantes parts dans la banque BIC. A l’étranger, elle détient 19% de la banque BPI au Portugal et près de 30% de l’opérateur de télécommunications NOS, du même pays.

http://www.impact24.info/crise-petrole-langola-recourt-fmi/

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