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De sa prison (néo)coloniale, Laurent Gbagbo met en cause le régime néocolonial de la Vème République dans son malheur et celui des "anciennes" colonies françaises d'Afrique.

Dans son livre « Pour la vérité et la justice », Laurent Gbagbo dénonce la politique néocoloniale implacable du régime de la Vè République française qui empêche les peuples des « anciennes » colonies françaises en Afrique de disposer d’eux-mêmes et d’aspirer à l’indépendance et à l’autodétermination.

Dans son livre intitulé  » Libre pour la vérité et la justice« , il écrit à la page 5 et 6 :

« Ce qui m’a amené ici, c’est le vieux débat pour l’émancipation du cadre ancien imposé en Afrique par la Constitution française de 1958. En fait, la bataille pour l’indépendance réelle…

Reprenant l’article 8 de la Constitution de la IVe République, l’article 12 de la Constitution de la Ve république a attribué aux anciennes colonies de la France un statut de fausse indépendance, où les Affaires étrangères, la Défense, la Monnaie ainsi que l’Enseignement supérieur restaient entre les mains de Paris. C’est ainsi que notre statut, pour ne pas dire notre destinée, est gravé dans le marbre de la Constitution française !

En ce qui concerne l’Enseignement supérieur, il a été décidé un jour d’installer des universités en Afrique pour limiter l’immigration en France, en fixant les étudiants sur place… Les accords de
1962 ont fini de coudre la camisole qui nous a tenus dans l’infantilisme et la dépendance, en attribuant la priorité de l’accès aux richesses du sous-sol de nos pays à la France.
Il faut dire qu’ Houphouët-Boigny croyait que le devoir des Africains, c’était de travailler à la grandeur de la France…
« 

Le président Gbagbo sait de quoi il parle lui qui a subi les foudres de l’armée et de l’Etat français pour être destitué par celui-ci après des élections truquées, puis pour être emprisonné à la CPI en dehors de tout cadre légal selon Mediapart : « Un document confidentiel de la diplomatie française révèle que la Cour pénale internationale a demandé en avril 2011 de garder prisonnier le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Seulement à cette époque, il n’existait ni mandat d’arrêt ni saisine de la CPI. Révélations sur une opération aux airs de Françafrique« .

A n’en pas douter, Laurent Gbagbo est un nouveau Toussaint Louverture, les prisons coloniales françaises ayant été remplacées par les geôles néocoloniales de la CPI. On espère seulement qu’il connaîtra un sort plus heureux.

Voilà ce que déclarait Fanny Pigeaud, journaliste de Médiapart, au sujet des élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire :
« En 2010, les dirigeants et médias occidentaux ont affirmé que l’élection présidentielle opposant Gbagbo, président sortant, à Ouattara (autorisé de manière exceptionnelle à se porter candidat par décret présidentiel, étant donné son problème de nationalité) s’était passé dans de bonnes conditions et que Ouattara l’avait sans conteste remportée. En réalité, les chiffres ont été truqués dès le premier tour par la Commission électorale indépendante (CEI), qui était contrôlée par le parti de Ouattara – ce qui à l’époque n’a jamais été précisé par les médias occidentaux.

Bédié qui était second à l’issue de ce premier tour a été rétrogradé à la troisième place, et Ouattara qui était troisième est devenu second. Sous la pression de Paris, Bédié n’a pas protesté. Personne n’a dit mot sur ces manipulations. De même, peu de choses ont été dites sur ce qui s’est passé dans la zone sous contrôle armé des rebelles des Forces nouvelles, pro-Ouattara : dans cette partie du territoire, soit 60% de la Côte d’Ivoire, les fraudes ont été de grande ampleur au profit de Ouattara.

Comme je le montre dans le livre, la France a tout fait pendant cette période pour imposer Ouattara, ami entre autres de Nicolas Sarkozy et de plusieurs personnalités du monde financier international : elle a agi sur le front diplomatique, économique, financier. Et pour finir, elle a fait la guerre en s’abritant derrière un mandat de l’ONU qu’elle a violé. Les Nations unies ont toujours suivi Paris : le fait que la France ait un statut de membre permanent au Conseil de sécurité lui donne un pouvoir important.« 

http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/de-sa-prison-neo-coloniale-laurent-gbagbo-met-en-cause-le-regime-neocolonial-de-la-veme-republique-dans-son-malheur-et-celui-des-anciennes-c

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