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De gauche à droite : Christopher Wray, directeur du FBI, Gina Haspel, directrice de la CIA, Daniel Coats (2e à gauche), directeur du renseignement national et le général Robert Ashley, directeur de la Defense Intelligence Agency lors d’une audience du comité spécial du Sénat sur le renseignement, à Capitol Hill, à Washington, le 29 janvier 2019. ©AFP

De gauche à droite : Christopher Wray, directeur du FBI, Gina Haspel, directrice de la CIA, Daniel Coats (2e à gauche), directeur du renseignement national et le général Robert Ashley, directeur de la Defense Intelligence Agency lors d’une audience du comité spécial du Sénat sur le renseignement, à Capitol Hill, à Washington, le 29 janvier 2019. ©AFP

La divergence de vues entre les services de renseignement américains et le président Trump, notamment sur l’Iran, est une mise en garde aux pays arabes, surtout ceux de la région du golfe Persique, a indiqué le journal Raï al-Youm dans un article consacré aux conséquences de ces désaccords.

Dans son article qui se penche sur les différends entre Donald Trump et les services de renseignement des États-Unis, le journal arabe estime quand le locataire de la Maison-Blanche accuse ses propres services de renseignement d’être « naïfs » et d’avoir « tort » sur l’Iran et propose aux membres de ces services de retourner à l’école, cela signifie qu’il est désemparé et qu’il n’a pas d’autre ami au sein de son administration que John Bolton et son gendre, Jared Kushner.

Selon Raï al-Youm, l’attaque de Trump contre les services de renseignement est due à la publication d’un rapport qui a remis en question les politiques et les positions du président américain sur tous les grands sujets.

Gina Haspel, directrice de la CIA, et Dan Coats, directeur du renseignement, ont présenté il y a deux jours un rapport devant le Sénat américain selon lequel l’Iran respecte toujours « techniquement » l’accord conclu en 2015.

Le rapport a remis en cause les certitudes du président américain, que ce soit sur les capacités de Daech ou les ambitions de la Corée du Nord et de l’Iran, les constats des rédacteurs du rapport étant assez éloignés de ceux de Donald Trump.

D’abord, en ce qui concerne la déclaration du président américain sur la défaite du groupe terroriste Daech, qu’il avait faite fin décembre au moment de l’annonce du retrait des troupes US de Syrie, Dan Coats a dressé un constat plus nuancé mardi. Daech « contrôle encore des milliers de combattants en Irak et en Syrie », a-t-il estimé.

L’affaire Khashoggi est une autre pomme de discorde entre les services de renseignement et Donald Trump ; alors que la CIA avait conclu que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) était impliqué dans l’assassinat du journaliste dissident Jamal Khashoggi, le président Trump et son gendre refusent de l’admettre.

Le décalage est aussi net au sujet des négociations avec la Corée du Nord, présentées par le président américain comme un des grands succès diplomatiques de la première moitié de son mandat. « Nos évaluations continuent de montrer qu’il est peu probable que la Corée du Nord abandonne toutes ses armes nucléaires, ses missiles et ses capacités de production », écrit Dan Coats dans le rapport transmis au Congrès.

L’accord sur le nucléaire iranien fait également l’objet d’une analyse contradictoire : selon la directrice de la CIA Gina Haspel, « l’Iran respecte toujours techniquement l’accord conclu en 2015 pour l’empêcher de se doter de la bombe atomique, dont les États-Unis se sont pourtant retirés l’an dernier ».

L’auteur de l’article de Raï al-Youm affirme que cette divergence entre la communauté du renseignement des États-Unis et le président Trump, si elle venait à perdurer, pourrait aboutir à l’échec de ce dernier et à son départ anticipé de la Maison-Blanche.

« La contradiction existant entre la position des services de renseignement américains et la politique de Trump, en particulier dans le cas de l’Iran, devrait alerter les pays arabes du golfe Persique, qui ont mis tous leurs œufs dans le panier de Trump », estime-t-il.

Raï al-Youm conclut en disant que celui qui doit retourner à l’école pour apprendre les règnes de base de la politique, c’est Donald Trump lui-même et non pas les membres des services de renseignement.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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