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Vincent Bolloré, propriétaire des plantations d’huile de palme au Cameroun

Vincent Bolloré, propriétaire des plantations d’huile de palme au Cameroun

 La riposte anti-française? 

Le lynchage de Bolloré continue. Après que l’État français a récupéré les ports lui appartenant, c’est maintenant dix ONG et syndicats camerounais et français qui ont assigné le groupe Bolloré devant la justice. Toujours le même combat, une amélioration des conditions de vie des travailleurs et des populations des plantations d’huile de palme exploitée par la filiale camerounaise.

L’affaire remonte à 2013, sous la pression de Sherpa, Bolloré avait accepté de mettre en place sous l’égide de l’OCDE une série de mesures visant à combattre la pollution inhérente à l’exploitation des plantations, mais aussi à améliorer la vie des travailleurs. Le plan a connu un début d’application en 2014 avant d’être abandonné aussi rapidement. Et pour cause, le début de plan était plutôt de la poudre aux yeux des ONG et de la communauté internationale.

L’affaire est désormais remise aux mains du tribunal de grande instance de Nanterre qui déterminera si les promesses du groupe Bolloré sont respectées ou non. Les ONG dénoncent l’impact social et environnemental de l’exploitation de l’huile de palme par des filiales du groupe Bolloré, Socapalm et Socfin, au Cameroun.

Cet impact ne date pas d’hier, la pollution, la maltraitance des travailleurs sont des points qui ont toujours existé et dont les ONG étaient tout à fait au courant. Vu l’influence qu’exerçait Bolloré en Afrique subsaharienne, il était préférable que les ONG ferment les yeux. Maintenant que la France a cherché à se débarrasser de Bolloré et à récupérer ses ports, tous les coups sont permis.

Sous l’égide du PCN, le Point de contact national de l’OCDE, Bolloré et les ONG négocient un plan d’action. Plan non contraignant qui prévoit des actions de dépollution, de protection des riverains, mais aussi d’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Comme toujours, le plan débute début 2014, mais tout s’arrête en novembre.

Emmanuel Elong, président d’une association de travailleurs et riverains des plantations d’huile de palme de la Socapalm, société du groupe Bolloré, explique pourquoi ils l’assignent aujourd’hui. Le Cameroun, comme beaucoup de pays de l’Afrique subsaharienne, attaque sans vergogne le groupe Bolloré, qui pour est tout de même représentatif de l’État français sur le continent.

Les entreprises étrangères implantées en Afrique ont toute une mauvaise attitude vis-à-vis de leurs travailleurs, de l’environnement, et elles donnent l’impression d’être en terrain conquis. Ce qui fait que la population n’apprécie pas du tout la présence de ces sociétés, comme Areva au Gabon ou encore Auchan au Sénégal.

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