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La base chinoise à Djibouti.

La base chinoise à Djibouti.

Suite aux dernières allégations concernant l’amarrage des navires militaires iraniens au port de Djibouti, démenties par l’ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite, Dya-eddine Saïd Bamakhrama, ajoutant que les relations avec Téhéran étaient toujours rompues et qu’il n’est donc pas possible pour les navires iraniens de naviguer dans les eaux territoriales djiboutiennes, une vague de panique aurait envahi l’ambassadeur djiboutien.

Et pour cause. Selon un article du HCH24, en réalité, le gouvernement djiboutien paniquerait parce que la Chine et l’Iran ont convenus de l’élargissement de leur coopération bilatérale à la marine sino-iranienne. Ce qui signifie que les deux parties pourront mener des opérations conjointes dans les eaux internationales et utiliser leurs bases navales conjointement.

Mais est-ce que c’est vraiment l’État djiboutien qui serait en panique ?

Dans un second article sur le même site, il est déclaré qu’Ismaël Omar Guelleh a fait savoir à ses plus proches collaborateurs qu’il pourrait à tout moment utiliser sa dernière carte et signer un accord de défense avec la Chine en remplacement de celui conclu avec la France le 21 décembre 2011 à Paris. L’information aurait fuité vers des membres de l’appareil et hier à midi, c’était la stupeur totale au niveau du gouvernement de Djibouti.

Les forces armées occidentales et leurs chancelleries présentes à Djibouti ont un regard particulier sur la situation et ont fait savoir leurs inquiétudes à la présidence de Djibouti.

L’un des terrains de coopération les plus sensibles se trouve évidemment en mer Rouge, où le bloc atlantiste mène ses frappes contre le Yémen.

Après avoir rompu le contrat avec l’émirati DP World, il ne serait pas impossible pour Djibouti de rompre aussi le contrat qui le lie avec la France, le Traité de coopération en matière de défense entre la République française et la République de Djibouti.

Ce traité, signé le 21 décembre 2011 à Paris, fait référence au dispositif de sécurité collective dont se dotent l’Union africaine et l’Union européenne, partenaire majeur de l’Afrique en matière de paix et de sécurité.

Il établit le cadre de la coopération militaire bilatérale et précise les facilités opérationnelles accordées aux forces françaises stationnées à Djibouti.

Avec l’Iran d’un côté et la Chine de l’autre, la France pourrait perdre sa liberté de manœuvre à Djibouti. Cette information intervient alors que le président français Macron s’est rendu à Djibouti en mars, juste avant d’entamer sa visite au Kenya et en Éthiopie, où il a noué des contrats commerciaux d’une valeur de près de trois milliards d’euros, et tout cela pour faire face, avec l’aide de son allié (à savoir l’Allemagne) à l’influence croissante de la Chine dans la région. Mais cette coopération entre la Chine et l’Iran pourrait entièrement changer l’équation dans la corne de l’Afrique.

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