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Euro 2016: Une occasion en or pour créer des manifestations antirusses

Euro 2016: Une occasion en or pour créer des manifestations antirusses

Euro 2016: Une occasion en or pour créer des manifestations antirusses

Les Russes sont désormais prévenus. Ils voulaient encore croire qu’ils pouvaient tranquillement jouer avec des pays qui n’ont dans la tête que d’en découdre avec eux, ils savent maintenant que, si sur le terrain les joueurs jouent, dans les gradins et à l’extérieur du stade l’ambiance n’est plus au jeu. Pour être bien compris, les organisateurs ont signifié à la Russie qu’elle n’avait qu’une invitation précaire et à peine tolérée dans cette fête, en lui collant d’emblée une suspension avec sursis, telle une épée de Damoclès. Ce sursis sautera à un moment ou à un autre, c’est plus que certain, la seule question étant de savoir quand.

Peut-on avoir envie de jouer avec des gens qui ne veulent pas de vous, ou plus exactement, qui ne veulent de vous que pour avoir l’occasion de vous humilier ? D’autant plus que tout se passe sur le terrain de « l’ennemi », et que tout semble avoir été préparé à cette fin, avec des armes et des embûches impossibles à contrer. Vous n’avez alors d’autre choix que de tomber dans tous les traquenards, pour pouvoir continuer à avoir « l’honneur d’être là ».

euro-2016-les-russes-controles-marseille-places-en-garde-vueC’est la guerre, la Russie le sait. Elle devait donc s’attendre à quelque chose de tordu. L’ennemi a déjà attaqué sur le terrain sportif à maintes reprises. On se souvient des JO de Sotchi et, plus récemment, de l’affaire des dopages. Malgré tout, c’eût été pire si elle n’avait pas participé à ce qu’elle savait être un possible traquenard. C’eût été accepter la défaite avant le combat. Cela signifie que le combat, s’il devait y en avoir un, ne devrait commencer que maintenant.

Que peut faire la Russie ?

Une solution radicale serait de retirer, purement et simplement, son équipe de l’Euro 2016, avant qu’elle n’en soit éjectée de manière humiliante. Ce serait la manière la plus propre de traiter cette situation ubuesque, avec l’avantage de laisser les organisateurs seuls face à tous les éléments qui avaient été mis en place et qui étaient destinés à fonctionner sur le moyen et long terme. Il leur serait alors très difficile d’arrêter la machine du jour au lendemain, d’autant plus qu’elle avait été prévue complexe pour en masquer les véritables intentions. Avec ou sans les Russes, le chaos continuera de plus belle, et le départ volontaire des Russes mettrait ainsi en exergue, non seulement l’injustice dont a été victime la Russie, mais surtout le deux poids deux mesures et le machiavélisme d’une UEFA entièrement au service de la politique guerrière de l’OTAN.

D’autres solutions moins radicales existent. La Russie pourrait remettre juridiquement en cause toute décision qu’elle trouverait infondée. Elle pourrait elle-même mener ses propres enquêtes dont elle pourrait opposer les résultats aux décisions officielles françaises ou de l’UEFA. L’inconvénient de ces solutions juridiques, c’est que les décisions sont immédiatement appliquées, avec une large couverture médiatique tendant à les justifier, quelle qu’en soit l’évolution juridique ultérieure. Et cela seul compte pour marquer les points, dans le contexte actuel ou chaque point sert à faire avancer l’agenda de l’OTAN. Ce qui se passera après, arrivera toujours trop tard. Dans un monde où l’immédiateté compte plus que tout, ce qui importe, ce n’est pas d’avoir raison, mais de donner l’impression d’avoir raison au moment où il y en a besoin.

La Russie doit désormais s’attendre au même scénario dans toutes les futures manifestations dans lesquelles elle sera impliquée avec les pays de l’OTAN, qu’elles soient culturelles, sportives, politiques ou économiques. Il n’y aura pas d’exception. L’ennui pour la Russie, c’est que toutes ces manifestations sont d’origine européenne. Elles restent donc gérées par des instances faussement internationales, mais entièrement sous la coupe des puissances adverses. Pour sortir de ce piège, il faudrait soit réformer ces instances « internationales » de manière à réellement les internationaliser, soit créer d’autres manifestations internationales parallèles, incluant la participation de tous les pays du monde, avec d’autres structures de gestion ayant d’autres règles de fonctionnement. En attendant ces solutions, encore bien lointaines dans un éventuel futur monde multipolaire, il reste la possibilité de se défendre au coup par coup, avec le désavantage de ne pas pouvoir toujours tout prévoir, hormis le fait que toute occasion sera exploitée par l’adversaire.

L’ultime interrogation que devraient avoir les dirigeants russes est la suivante: ont-ils les moyens, ou, sont-ils assez bien armés pour les champs de bataille des grandes manifestations internationales footballistiques en particulier ? Il y a bien longtemps que les adversaires de la Russie sont passés maitres dans la manipulation des grands évènements de ce genre à des fins politiques, et en détiennent les moindres rouages.  Les passions découlant des grandes messes sportives, y compris la violence, qui restent du domaine de l’humain aux yeux du commun des mortels, sont autant d’instruments largement utilisés à des fins politico-financières. Et, dans ce domaine, la Russie a beaucoup de longueurs de retard. En définitive, à défaut d’une révolution de couleur à Moscou, il y aura eu un microclimat printanier de révolution antirusse en France. C’est toujours mieux que rien.

Avic – Réseau International

http://reseauinternational.net/euro-2016-une-occasion-en-or-pour-creer-des-manifestations-antirusses/

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