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Le Maréchal Sissi

Le Maréchal Sissi

On apprend que le Gal égyptien à la retraite Ahmed Chafik veut se présenter aux prochaines élections présidentielles qui auront lieu en 2018, contre le Maréchal Sissi qui va sûrement rebeloter. C’est un signal lourd de sens.

Ce général d’aviation devint premier ministre pendant 3 mois et devait servir d’amortisseur à la chute de Hosni Moubarak. Mais les USA ont préféré l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans et Chafik a perdu l’élection présidentielle face à Morsi. Les Frères musulmans ont joué leur rôle en déblayant le terrain pour l’arrivée d’un gros agent à la tête du pouvoir en Egypte. Quand l’arbre « Moubarak » a commencé à être secoué par les vents du « Printemps arabe », Sissi n’était que simple colonel dans la hiérarchie.

Sissi a fait une carrière de « planqué » dans le renseignement militaire et plus spécialement dans le département de guerre psychologique qui n’a jamais réussi, ni même mené aucune opération psychologique digne de ce nom contre Israël. Durant tous les mois qui ont secoué l’Egypte et son armée, personne n’avait entendu parler de Sissi. Ce n’est qu’à l’arrivée de Morsi qu’il a été sorti du chapeau et placé en tant que ministre de la défense et comme contrôleur clandestin auprès de ce dernier. Pour les spécialistes du renseignement et de la guerre secrète, la carrière de Sissi est l’exemple type de la carrière assistée en vue de servir un agenda étranger stratégique. La traçabilité de cette carrière commence depuis son long stage aux Etats-Unis.

Sans entrer dans plus de détails aussi croustillants les uns que les autres et pour revenir à Chafik, le projet de ce dernier de concurrencer Sissi peut vouloir dire que celui-ci commence à déranger d’une façon ou d’une autre la nomenklatura militaire égyptienne. La nomenklatura militaire égyptienne et le complexe militaro-industriel qu’elle dirige se sentent en perte de vitesse face au terrorisme qui encercle l’armée de toute part : dans le désert occidental, dans le Sinaï et dans les grandes banlieues.

Les discours lénifiants de Sissi ne suffisent plus pour tranquilliser ses collègues du Haut état-major. De même le soutien indéfectible d’Israël à ce coreligionnaire ne suffit plus. Devant ces données, la réapparition de Chafik prend un sens. Sachons que le général Chafik est actuellement réfugié aux Émirats Arabes Unis. Mohamed Ben Zayed le finance et le contrôle en même temps. S’il le laisse bouger c’est que quelque part il a été décidé que Sissi était amorti. On sait où est le « quelque part » !

Je viens d’apprendre que les E.A.U ont interdit au Général Chafik de quitter le territoire. Allons-nous être devant un nouveau cas « Hariri » ? La séquestration d’un futur candidat aux élections présidentielles en Egypte ne va peut-être pas soulever autant d’indignation ! Cette façon de faire la politique laisse penser, s’il en était besoin, que nous sommes en présence de stratèges dilettantes et d’apprenti-sorciers qui font de la manipulation géopolitique sans mesurer les conséquences de leurs décisions. L’Histoire des peuples est comme la Providence, elle suit des chemins mystérieux. Peut-être que l’arrivée sur scène de ces jeunes responsables insouciants et conquérants, va-t-il favoriser la Renaissance des arabes et leur Réveil !

Le Dessous des Cartes

http://reseauinternational.net/fausse-alerte-pour-sissi-ou-premisses-de-bouleversements-en-egypte/

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