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Les preuves s'accumulent contre Nicolas Sarkozy. D. R.

Les preuves s’accumulent contre Nicolas Sarkozy. D. R.

Emboitant le pas à Seïf El-Islam Kadhafi, qui avait annoncé, il y a quelques semaines, qu’il disposait de preuves sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye, le militant internationaliste français qui se présente aussi comme le porte-parole du Conseil suprême des tribus libyennes, Franck Pucciarelli, révèle qu’il s’agit d’enregistrements audio et vidéo datant de l’automne 2006, lorsque des représentants de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, étaient arrivés à Tripoli pour y mener des négociations préalables à un possible accord.

D’après Pucciarelli, cité par l’agence de presse russe Sputnik, les enregistrements en question ont été réalisés par les services spéciaux libyens à l’insu des invités français. Il explique que, contrairement à ce que l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine et l’ex-président français avaient affirmé en différentes occasions, «c’est Nicolas Sarkozy qui a cherché au travers de Takieddine de s’approcher de la Jamahiriya arabe libyenne, du Guide Mouammar Kadhafi puisque Nicolas Sarkozy […] cherchait un partenaire pour pouvoir briguer des futures élections. L’Etat libyen était connu pour être assez généreux».

A la question de savoir pourquoi Kadhafi a accepté la demande française et d’entrer dans le jeu de Nicolas Sarkozy, le porte-parole du Conseil suprême des tribus libyennes affirme que Sarkozy avait promis à l’ex-leader libyen, s’il était élu, de «faire supprimer des listes d’Interpol Abdallah Senoussi, son beau-frère et chef des services secrets, et de faciliter la levée de l’embargo imposé à la Libye».

Par ailleurs, le chef du bureau des investigations du parquet général libyen, sis à Tripoli, a révélé, jeudi, que son service avait remis à la justice français trois témoignages d’anciens hauts responsables libyens concernant les soupçons de financements libyens de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007. Il s’agit des témoignages d’Abdallah Senoussi, ancien chef des renseignements extérieurs, Baghdadi El-Mahmoudi, dernier Premier ministre sous Kadhafi, et Abdallah Mansour, ancien chef de la Sécurité intérieure.

Tout porte à croire que tous ces témoignages accablants ont accéléré la procédure de mise en examen de Nicolas Sarkozy, mais la presse française a toujours ignoré la coopération des autorités libyennes dans ce dossier.

Par Regardurlafrique Avec Algeriepatriotique – R. Mahmoudi

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