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Le représentant du Polisario à l'ONU, Sidi Mohamed Amar, et le secrétaire général au maintien de la paix à l'ONU. D. R

Le représentant du Polisario à l’ONU, Sidi Mohamed Amar, et le secrétaire général au maintien de la paix à l’ONU. D. R

Le représentant du Front Polisario aux Nations unies, Sidi Mohamed Amar, a affirmé, mardi, que l’implication de l’armée marocaine dans le trafic de drogue et dans la traite humaine constituaient «une menace directe» pour la paix et la sécurité régionales et internationales, exhortant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies à exercer une pression sur le Maroc afin de cesser ces pratiques qui attentent à la sécurité de ses voisins et de la région toute entière.

Cette déclaration est intervenue dans un message adressé au représentant permanent du Pérou auprès de l’ONU, Gustavo Meza-Cuadra, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, et ce, suite à l’opération menée récemment par les unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé, qui s’était soldée par la saisie d’une quantité importante de drogues marocaines et d’armes selon le communiqué du ministère sahraoui de la Défense, rapporte l’agence de presse sahraouie SPS.

Le représentant du Front Polisario a affirmé que «l’implication de l’armée marocaine dans le trafic de drogue et la traite d’êtres humains» constituaient «une menace directe à la paix et la sécurité régionales et internationales».

«Le trafic de drogue est devenu, au cours de la dernière décennie, une principale source de financement pour les groupes terroristes et les bandes du crime organisé activant dans la région du Sahel et du Sahara», a-t-il ajouté.

Sidi Mohamed Amar a rappelé, dans ce sens, que le Maroc occupait la première place sur la liste des pays producteurs et exportateurs du cannabis dans le monde selon plusieurs rapports internationaux.

Mohamed Amar a fustigé «l’ouverture par le Maroc de plusieurs points de passage au niveau de la région d’El Guergarat, au sud du Sahara Occidental pour faciliter le transit de marchandises prohibées y compris la drogue», notant que des centaines de camions et de véhicules traversent quotidiennement cette zone tampon vers les frontières mauritaniennes et au-delà, ce qui constitue une violation directe de l’accord de cessez-le-feu et de la convention militaire N1.

Il a affirmé, à ce propos, que «la RASD, partant de ses engagements en tant qu’Etat membre de l’Union africaine (UA), œuvrait au renforcement des opérations de lutte contre le trafic de drogues à travers l’ensemble des territoires sahraouis libérés, et à la consolidation de la coopération avec les pays voisins, à cet effet», ajoute SPS.

«Nous exhortons le Conseil de sécurité à faire pression sur le Maroc pour l’amener à assumer ses responsabilités régionale et internationale, et à cesser ces actes déstabilisants et menaçants pour la sécurité et la stabilité des pays voisins et de la région tout entière», a écrit Sidi Mohamed Amar dans son message.

Des unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) avaient mené les 10 et 12 juillet des opérations de lutte contre le trafic de drogue dans les régions de Rous Timlouza et Aklibat Akaya, qui ont permis de dévoiler le trafic de drogue via le mur de la honte marocain, qui divise illicitement le territoire.

Lesdites opérations se sont soldées par la saisie de 1 635 kg de cannabis, une mitrailleuse avec 1 100 cartouches et 2 kalachnikovs avec 200 cartouches, et arrêté 9 trafiquants de drogue et un véhicule 4×4.

Par Regardsurlafrique Avec AP

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