site de réflexion et de réinformation sur l'Afrique, toute la vérité sur l'Afrique. On dévoile ce dont les autres ne parlent pas.


Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien et le président Gabonais Ali Bongo | Photo montage: A24M

Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, reste fermement opposé au système de la françafrique. Dans un livre qu’il co-signe, à paraître ce jeudi 13 décembre, l’ex-dirigeant pointe ses homologues au service de ce système, dont le Gabonais Ali Bongo.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, actuellement incarcéré à La Haye est en attente de son verdict qui pourrait être délivré d’ici début 2019. Avant cette décision très attendue dans son pays, l’ex-chef d’Etat s’est laissé aller à quelques confidences dans un livre co-écrit avec le journaliste François Mattei.

Intitulé “Libre. Pour la vérité et la justice” (éditions Max Millo), cette réédition actualisée d’un précédent ouvrage paru en 2014, passe en revue les projets d’avenir du président Gbagbo et l’analyse qu’il fait de la Françafrique. Évoquant les figures politiques africaines qui seraient selon lui des lieutenants de ce système post-colonial, le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) a expliqué comment il a été combattu en raison de sa popularité.

“Je dérangeais les Français parce que j‘étais populaire”, a-t-il avancé, se mettant en opposition avec son ancien homologue gabonais Ali Bongo Ondimba. “Qu’ils s’occupent d’Ali Bongo, qui n’est rien, même dans son propre pays. (…) Ali Bongo, c’est le profil qu’ils aiment, et c’est une erreur à moyen et long terme.”, a asséné l’ancien président.

Un éventuel retour en politique

Laurent Gbagbo pense cependant que les mentalités changent. “Il y a aujourd’hui une opinion publique en Afrique. Au Burkina Faso, Blaise Compaoré a été chassé par son peuple”, a-t-il notamment pris en exemple.

Durant sa décennie de mandat, Laurent Gbagbo a accusé les puissances occidentales, notamment la France de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy d’avoir boycotté sa présidence. Une thèse promue par sa défense lors de son procès qui se tient actuellement à la Cour pénale internationale.

La chambre d’instruction doit à cet effet délibérer ce jeudi en audience à huis clos sur le maintien en détention ou non de Laurent Gbagbo et de son éphémère ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. Ils sont détenus respectivement depuis 2011 et 2014 pour des présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés lors de la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire.

Laurent Gbogbo, lui, est convaincu de son acquittement d’ici début 2019. Une fois “libre”, l’ancien chef de l’Etat envisage de regagner son village natal de Mama, près de Gagnoa, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Puis de se relancer dans la politique. “Il n’est pas indispensable d‘être président pour faire de la politique et se rendre utile”, répond-il quand le journaliste l’interroge sur ses ambitions de briguer la présidence en 2020 si jamais il est acquitté.

Par Regardsurlafrique Avec Africa24monde 

Comments are closed.

  • Archives