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L’ancien président français, Nicolas Sarkozy

L’ancien président français, Nicolas Sarkozy

L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, a été renvoyé ce jeudi en correctionnelle pour «corruption» et «trafic d’influence» dans l’affaire dite «des écoutes». Le destructeur de la Libye est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir, en 2014, auprès de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, des informations couvertes par le secret, dans le cadre d’une procédure sur la saisie de ses agendas, et d’avoir promis en échange d’intervenir pour qu’il obtienne un poste à Monaco.

Renvoyer un ancien chef d’Etat pour corruption et trafic d’influence, c’est du jamais vu en France sous la Ve République. Nicolas Sarkozy a été renvoyé dans l’affaire Bygmalion, mais pas pour ces chefs de mise en examen. «La corruption et le trafic d’influence, cela veut dire que si vous êtes condamné à l’audience, vous êtes déclaré inéligible. Cela marque forcément la fin de votre carrière politique. C’est quelque chose d’extrêmement infâmant pour un ancien chef d’Etat», souligne la presse française.

Nicolas Sarkozy a, selon la même source, décidé de faire appel. Cet appel va être examiné par la chambre de l’instruction qui déclarera si c’est irrecevable ou pas. Cela va assez vite en général. Ensuite, le procès sera audiencé si jamais la chambre de l’instruction décide que l’enquête du juge est parfaitement valide. En règle générale, il faut des règles extrêmement strictes pour que l’appel soit jugé recevable et soit suivi d’effets. C’est rare que ce soit infirmé. Si jamais c’est validé, il a toutes les chances de se retrouver sur le banc des prévenus. C’est excessivement violent pour un ancien chef d’Etat qui, par ailleurs, est impliqué dans bien d’autres dossiers. Et tout porte à croire que dans ces autres affaires, il aura aussi le statut de prévenu. Il est pour ainsi dire pris au piège… Fini !

Cette sinistre affaire est, rappelle-t-on, née d’écoutes téléphoniques qui sont organisées par un juge d’instruction dans le cadre du présupposé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Durant ces écoutes téléphoniques, on se rend compte que Nicolas Sarkozy semble user de son influence à la Cour de cassation pour obtenir des informations privilégiées et confidentielles d’un magistrat à la Cour de cassation dans le cadre d’une des affaires qui le poursuit depuis longtemps. Il essaie d’obtenir des informations tout en rendant des services à la personne qui était installée à la Cour de cassation.

Cela portait sur une histoire d’agenda. Ces agendas avaient été saisis et la Cour de cassation devait décider si c’était légal ou pas. Si c’était légal, cela posait un problème parce que les juges d’instruction pouvaient continuer leur enquête sur Nicolas Sarkozy président. Il a utilisé les services de son avocat, Thierry Herzog, qui avait un ami à la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Il lui a demandé de se procurer les différentes décisions de la Cour de cassation. En échange, Thierry Herzog a demandé à Nicolas Sarkozy de promouvoir la carrière de Gilbert Azibert.

Par Regardsurlafrique Avec algeriepatriotique – Sadek Sahraoui

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