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La Corée du Nord tire des missiles lors d’un exercice militaire, le 10 mai 2019. ©Reuters

La Corée du Nord tire des missiles lors d’un exercice militaire, le 10 mai 2019. ©Reuters

Le leader nord-coréen a ordonné à l’armée de renforcer ses capacités de frappe alors qu’il dirigeait un autre tir de missiles, ont annoncé vendredi les médias d’État. Un méga défi lancé à l’adresse des États-Unis qui croyaient pouvoir parvenir à un accord avec la Corée du Nord tout en la dépouillant de son arsenal nucléaire, et ce, à moindres frais.

L’appel de Kim Jong-un en faveur d’une « posture de combat totale » fait suite à la saisie par les États-Unis d’un important cargo nord-coréen accusé d’expédition illicite de charbon en violation des sanctions américaines.

« Le leader suprême Kim Jong-un a pris connaissance d’un plan pour mener un exercice […] à l’aide de plusieurs moyens de frappe à longue portée, et a donné l’ordre de procéder à l’exercice », a rapporté l’agence officielle nord-coréenne, KCNA.

L’aggravation de la tension s’explique par l’impasse dans laquelle se trouvait les négociations après le deuxième sommet entre Kim et le président américain Donald Trump, qui a tourné court face aux demandes américaines en faveur du désarmement nucléaire de Pyongyang et aux demandes de Kim visant à se soustraire aux sanctions.

Kim « a souligné la nécessité d’accroître encore la capacité des unités de défense sur la ligne de front et sur le front occidental pour mener à bien des tâches de combat et conserver une posture de combat optimale afin de faire face à toute situation d’urgence », a rapporté l’agence de presse KCNA.

Il a souligné que « la paix et la sécurité réelles du pays ne peuvent être garanties que par une force physique puissante capable de défendre sa souveraineté », a déclaré KCNA, ajoutant qu’il « définissait des tâches importantes pour renforcer la capacité de frappe ».

L’essai de deux missiles à courte portée jeudi et les tirs d’une série de projectiles samedi constituent les premiers lancements de missiles par le Nord depuis un missile balistique intercontinental (ICBM) en novembre 2017.

Trump et Moon ont déclaré que les derniers tests de missiles n’étaient pas bon signe, mais ont suggéré de ne pas interrompre le dialogue.

« Je sais qu’ils veulent négocier, ils parlent de négociation. Mais je ne pense pas qu’ils soient prêts à négocier », a déclaré Trump aux journalistes.

Moon Jae-in, en Corée du Sud, a déclaré jeudi que les tests étaient probablement une réaction à l’échec du deuxième sommet avec Trump à Hanoï en février, mais il a estimé que la Corée du Nord restait optimiste quant à la poursuite des négociations.

Les négociations sur le programme balistique et nucléaire de la Corée du Nord sont pourtant au point mort depuis trois mois. Début avril, Pyongyang avait averti Washington d’« un résultat indésirable » s’ils n’ajustaient pas leur position d’ici la fin de l’année.

Par Regardsurlafrique avec Presstv

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