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 La secrétaire générale et numéro deux de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samoura

La secrétaire générale et numéro deux de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samoura

La numéro deux de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samoura, supervisera l’instance africaine du football pendant six mois.

Alors que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a démarré vendredi dernier en Egypte, la Confédération africaine du Football (CAF) vient d’être placée, ce lundi, sous la tutelle de l’instance mondiale du football, la FIFA. Ahmad Ahmad, patron du football africain soupçonné de corruption est dans le collimateur de Gianni Infantino qui, depuis sa réélection, veut en finir avec les scandales et infractions dans le milieu du ballon rond.

La maison mère FIFA serre la vis avec la CAF. Selon les informations de RFI, l’instance africaine a été placée sous la supervision de Gianni Infantino et ses hommes, suite à la garde à vue d’Ahmad Ahmad à Paris, relâché sans poursuites immédiates après des accusations de corruption auprès d’un équipementier sportif. Surtout, c’est la secrétaire générale et numéro deux de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samoura, qui deviendra dès le 1er août prochain, déléguée générale pour l’Afrique pendant six mois, afin de mettre la CAF d’Ahmad Ahmad sous tutelle.

Très impliquée dans les dossiers africains, elle sera en charge “d’évaluer la situation actuelle et de contribuer à l’accélération du processus de mise en œuvre des réformes en cours, destiné à assurer à la CAF un fonctionnement de manière transparente, efficace et selon les standards de gouvernance les plus élevés”, a annoncé la FIFA dans un communiqué.

“Nous sommes dans un contexte où le premier mandat de Gianni Infantino faisait suite à ce que l’on a appelé le ‘Fifagate’, le grand dossier de corruption autour de Sepp Blatter et de l’intervention de la CIA, par rapport à l’attribution des Coupes du monde, celle de 2018 et surtout celle de 2022 au bénéfice du Qatar”, précise à RFI, Vincent Chaudel, spécialiste du sport business.

Pour lui, ce nouveau mandat de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA a pour objectif “d’éteindre les incendies”. “La maison FIFA prenait feu pour des sujets de corruption qui pouvaient jouer sur les leaders des confédérations, notamment l’Afrique. Le sujet d’Ahmad Ahmad était donc un sujet lié à la dénonciation d’un contrat avec un équipementier pour aller vers un autre et sur lequel il pesait des soupçons d’enrichissement personnel”, poursuit le spécialiste.

Le Maroc impliqué dans des jeux de pouvoirs?
Si le récent scandale de corruption qui ébranle la CAF alerte la FIFA, une odeur de règlement de comptes à échelle continentale suscite notamment des inquiétudes, avec des jeux de pouvoirs en interne évidents, indique Vincent Chaudel. “Il y a une zone d’influence égyptienne, mais il y a aussi une zone d’influence au niveau du Maroc et il y a une autre zone d’influence, qui se situe plus vers l’Afrique du Sud ou d’autres pays d’Afrique noire. Il est clair que, dans ce dossier-là, Ahmad Ahmad a cherché à se séparer le plus vite possible d’un opposant”, analyse le spécialiste. “Et cet opposant cherche, coûte que coûte, à obtenir une réparation ou une vengeance sur un autre terrain qui est le terrain judiciaire”.

Ces manigances internes menacent la Confédération africaine et la crédibilité de l’Afrique, avait déclaré Infantino à Paris, quelques heures après l’arrestation d’Ahmad Ahmad. Pour l’heure, si le patron du football africain semble écarté d’une procédure judiciaire, en l’absence de preuves et d’éléments dans l’affaire de l’équipementier, son avenir à la tête de la CAF est en jeu. “Mais nous sommes sur une confédération. Donc ce sont bien les membres de la CAF qui seront amenés à voter pour un nouveau président de la CAF”, relève Vincent Chaudel.

Par Regardsurlafrique avec la Rédaction du HuffPost Maroc

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