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La France commence à se montrer de plus en plus hostile vis-à-vis du Congo-Brazzaville

La France commence à se montrer de plus en plus hostile vis-à-vis du Congo-Brazzaville

La France menace Brazzaville !

La France commence à se montrer de plus en plus hostile vis-à-vis du Congo-Brazzaville. Elle a récemment déclaré qu’elle « attendait des actes » du président congolais, Denis Sassou Nguesso, face à des opposants emprisonnés tels que Jean Marie Michel Mokokoko, candidat à l’élection présidentielle de 2016 au Congo.

Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré qu’il s’attend à ce que ce sentiment soit repris par le président français lors de sa prochaine rencontre avec son homologue congolais.

Le gouvernement français est le dernier à s’être joint à l’opposition congolaise, qui a également appelé samedi à la libération des opposants, Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, avant les élections présidentielles du pays en 2021.

La petite phrase de Jean-Yves Le Drian n’est pas passée inaperçue. Le ministre français des Affaires étrangères a expliqué qu’il avait demandé au président congolais des « actes » envers l’opposant Jean-Marie Michel Mokoko et d’autres personnes emprisonnées… Et le ministre français de préciser : « Je le ­­lui ai dit avec fermeté. » Ces propos ont été accueillis avec incrédulité par la délégation congolaise. Seule personnalité à accepter de réagir à cette déclaration, Jean-Claude Gakosso, le ministre congolais des Affaires étrangères.

­­­« Ces propos ne m’émeuvent pas outre mesure et je prends note de ce qui est dit. Je connais bien Jean-Yves Le Drian et je peux témoigner de l’amitié qu’il a pour le président Sassou. Ce sont des amis, donc ils peuvent tout se dire avec le président Sassou », a déclaré le patron de la diplomatie congolaise tout en reconnaissant bien sûr la sensibilité du sujet abordé entre le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, et Jean Yves Le Drian, peu avant sa rencontre, mardi, avec son homologue français, Emmanuel Macron, à l’Élysée.

« Ce sont des questions complexes et je ne voudrais pas faire quelque injonction que ce soit, encore ­­­­moins à la justice de mon pays que je respecte », a-t-il ajouté.

­­­Concernant l’entretien entre les deux présidents, le ministre congolais a affirmé que ­­­les deux hommes ont évoqué l’accord signé entre le Congo-Brazzaville et le Fonds monétaire international. La France avait conditionné une aide financière à la signature d’un tel accord. Résultat, selon Jean-Claude Gakosso, « le président Macron s’est engagé à débloquer déjà le tiers de cette aide qui est de 88 milliards de francs CFA ».

Il est affirmé que les sujets ont principalement tourné autour de l’environnement et qu’une idée aurait aussi émergé lors de cet entretien en tête-à-tête : celle d’organiser une des prochaines éditions du One Planet Summit, peut-être celle de 2020, à Brazzaville, la capitale congolaise. Ce rendez-vous concernant l’environnement du Congo-Brazza aurait aussi un lien avec certaines filiales chinoises qui détiennent le monopole du bois aussi bien au Gabon qu’au Congo-Brazza. Cet échange d’argent pourrait très bien signifier l’arrêt des activités du groupe chinois Dejia Group, qui est une puissante entreprise dans le secteur du bois.

Pourtant, le dossier libyen a aussi été mis sur la table. La semaine dernière le président français a souhaité que l’Union africaine (UA) joue pleinement son rôle dans le dossier libyen. La question a aussi été évoquée avec son homologue qui assure la présidence du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, selon une autre source diplomatique relayée par le média RFI. Avec les menaces de la France et le comportement de ses médias, il semblerait que le Congo-Brazza soit dans le viseur de l’Élysée.

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