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Un membre des unités spéciales de l’armée tunisienne se tient devant l’équipement militaire offert à la Tunisie par les États-Unis, le 12 mai 2016, Tunis. ©AFP

Un membre des unités spéciales de l’armée tunisienne se tient devant l’équipement militaire offert à la Tunisie par les États-Unis, le 12 mai 2016, Tunis. ©AFP

En faisant endetter la Tunisie via le FMI, les États-Unis auraient-ils cherché à pousser le pays à ouvrir ses portes aux bases militaires US ? Selon les médias français, la Tunisie aurait autorisé la construction d’une base militaire américaine sur son sol en contrepartie d’un rabais sur l’achat des avions de combat américains AT-6 Wolverine pour la lutte contre le terrorisme, a révélé le site de Franceinfo.

Il s’agit d’un prêt de 500 millions de dollars visant à financer l’achat d’avions de combat légers que Washington s’apprête à octroyer aux autorités tunisiennes. « En contrepartie du soutien de la Maison Blanche à sa candidature lors de la présidentielle de 2019 en Tunisie,  Abdelkrim Zbidi, ministre tunisien de la Défense aide le Pentagone à renforcer, mais tout discrètement, sa présence en Tunisie, pays voisin de l’Algérie, affirme Franceinfo.

« La Tunisie est l’un de nos partenaires les plus fiables et les mieux disposés à notre égard », a dit le général Thomas Waldhauser, le patron de l’Africom. Toujours à en croire, le médias français, les États-Unis auraient agi via le ministère tunisien de la Défense. « Ayant toute confiance de Beji Caïd Essebsi qui l’a appelé à ses côtés dès sa nomination au poste de Premier ministre en mars 201, Abdelkrim Zbidi prépare le terrain pour une présence militaire américaine sur le sol tunisien », affirme la source.

Si cette information s’avère vrai, ce ne peut qu’être un signe supplémentaire dans le sens des analyses qui dénoncent des efforts de longue date de Washington de se doter de sites militaires tout autour du territoire algérien. Au bout du 11ème vendredi de manifestations, les États-Unis peuvent d’ailleurs se féliciter d’avoir réussi à pêcher en eaux troubles et faire une percée dans le secteur stratégique du pétrole de schiste algérien via leur pétrolier Chevron. À ceci s’ajoute, le déplacement du jeudi 2 mai de l’ambassadeur américain à Alger pour inaugurer une usine de fabrication de structures métalliques.

Des exercices militaires conjoints tuniso-américains se sont déroulés du lundi 25 mars au 4 avril avec la participation “d’observateurs britanniques”. La force militaire comptait au cours de ces exercices 1.000 soldats, 400 des forces navales américaines et 600 marines, capables de mener des opérations sur le terrain. 

Se référant aux révélations du site spécialisé américain taskandpurpose, New York Times affirme que 150 militaires américains se trouveraient en permanence sur les territoires tunisiens. Pour le magazine américain, il s’agit d’un coopération de plus en plus resserrée alors que le Pentagone « réduit sa présence ailleurs sur le continent africain, en Afrique de l’Ouest en particulier » (ce qui est loin d’être vrai, NDLR). 

Les observateurs estiment que la dette extérieur de la Tunisie aidant, les États-Unis cherchent désormais à mettre la main sur un autre pays de l’Afrique du Nord et ce, via son armée : après « avoir poussé » en quelque sorte l’armée algérienne à prendre les rêves de l’État au risque de se mettre tôt ou tard face au peuple, et provoqué une guerre civile en Libye, Washington « travaille à un projet de coup d’État miliaire en Tunisie ». Ce Faisant, une présence militaire permanente sur le sol tunisien, l’aiderait à mieux s’ingérer en Algérie. 

Par Regardsurlafrique avec Presstv

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