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Le secrétaire général de l'Opep Mohammed Barkindo © AFP 2017 Kakim Sahib

Le secrétaire général de l’Opep Mohammed Barkindo © AFP 2017 Kakim Sahib

La prochaine réunion des pays de l’Opep et des producteurs pétroliers qui ne font pas partie du cartel se déroulera à Vienne fin novembre. En prévision de ces pourparlers, Sophico Chevardnadze, présentatrice de l’émission SophieCo sur la chaîne RT, évoque avec le secrétaire général de l’Opep Mohammed Barkindo la situation sur le marché du pétrole.

Selon lui, c’est l’entente entre la Russie et l’Arabie saoudite qui a permis de conclure un accord sur la réduction de la production pétrolière. Mohammed Barkindo parle aussi du dialogue entre l’Opep et les USA. A-t-on surmonté la crise dans le secteur pétrolier? Selon RT.

- Le prix du baril a atteint un record depuis 2015 en dépassant la barre des 60 dollars. La demande mondiale en pétrole augmente également. Vous avez présenté un pronostic global annuel sur la situation. Ce marché se dirige-t-il vers une reprise totale?

- Il est évident que les facteurs fondamentaux du marché pétrolier ont considérablement changé. Notamment depuis le début de l’année, quand nous avons initié la mise en œuvre de la Déclaration sur la coopération signée par les membres de l’Opep et par les pays ne faisant pas partie de l’organisation.

Tout le monde remplit ses engagements et en moyenne plus qu’à 100%. De plus, depuis le premier semestre 2017, la demande en pétrole continue de croître. Avec le début de la saison automne-hiver nous assistons à une hausse importante de 2 millions de barils par jour. Donc, dans l’ensemble, tout suit la direction donnée. Au final, nous pourrons déboucher sur une situation équilibrée sur le marché.

- Vous avez dit que la disposition de la Russie et de l’Arabie saoudite à prolonger de neuf mois l’accord sur la réduction de la production pétrolière «dissipait le brouillard» avant la réunion de Vienne le 30 novembre, où doit être prise la décision finale sur le sort de ce document. Pensez-vous que l’accord entre Moscou et Riyad représente pratiquement la même chose que l’accord de tout le groupe?

— L’Arabie saoudite et la Russie sont les plus grands producteurs de pétrole. De plus, le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh et son homologue russe Alexandre Novak ont tous les deux joué en 2016 un rôle clef dans la réunion de ce groupe, qui a permis d’aboutir pour la première fois de l’histoire à un tel accord sur les quotas de production. Cela impliquait entre autres la création de nouveaux organes afin d’effectuer un suivi à part entière de la mise en œuvre de l’accord. Donc oui, ces pays occupent une place à part à l’intérieur du groupe.

- Il est évident que les facteurs fondamentaux du marché pétrolier ont considérablement changé. Notamment depuis le début de l’année, quand nous avons initié la mise en œuvre de la Déclaration sur la coopération signée par les membres de l’Opep et par les pays ne faisant pas partie de l’organisation.

Tout le monde remplit ses engagements et en moyenne plus qu’à 100%. De plus, depuis le premier semestre 2017, la demande en pétrole continue de croître. Avec le début de la saison automne-hiver nous assistons à une hausse importante de 2 millions de barils par jour. Donc, dans l’ensemble, tout suit la direction donnée. Au final, nous pourrons déboucher sur une situation équilibrée sur le marché.

- Vous avez dit que la disposition de la Russie et de l’Arabie saoudite à prolonger de neuf mois l’accord sur la réduction de la production pétrolière «dissipait le brouillard» avant la réunion de Vienne le 30 novembre, où doit être prise la décision finale sur le sort de ce document. Pensez-vous que l’accord entre Moscou et Riyad représente pratiquement la même chose que l’accord de tout le groupe?

— L’Arabie saoudite et la Russie sont les plus grands producteurs de pétrole. De plus, le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh et son homologue russe Alexandre Novak ont tous les deux joué en 2016 un rôle clef dans la réunion de ce groupe, qui a permis d’aboutir pour la première fois de l’histoire à un tel accord sur les quotas de production. Cela impliquait entre autres la création de nouveaux organes afin d’effectuer un suivi à part entière de la mise en œuvre de l’accord. Donc oui, ces pays occupent une place à part à l’intérieur du groupe.

Pour la première fois de l’histoire, nous avons entamé un dialogue avec les compagnies américaines. J’étais personnellement à la tête de la délégation de l’Opep lors de la réunion avec leurs représentants à Houston pour initier la recherche d’éventuelles voies de coopération. Et cette réunion-test a été très réussie. Nous avons essayé de nous comprendre en face-à-face, derrière une table, et non à travers les rapports et les recherches. Après cette première réunion historique j’ai tiré une conclusion importante: nous tous, les producteurs pétroliers, indépendamment de notre adhésion à l’Opep et des moyens de production du pétrole, nous travaillons sur le même marché dans le cadre d’une même industrie. Et aucun d’entre nous n’est à l’abri des conséquences de ce qui se passe actuellement. C’est pourquoi durant cette réunion nous avons tous reconnu notre responsabilité pour le maintien, la stabilité et la réduction des conséquences négatives à caractère cyclique de notre secteur.
Il faut noter que, malgré toutes les restrictions législatives des USA, les compagnies américaines ont accepté pour la première fois de rencontrer l’Opep. Voilà ce qui est important. Quelque chose a forcément dû les pousser à le faire. Je suis ravi que la communication ait été ouverte et honnête.

 https://fr.sputniknews.com/presse/201711141033875259-opep-petrole-marche/

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