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Militaires vénézuéliens (Archives)

Militaires vénézuéliens (Archives)

Face aux complots des États-Unis, le Venezuela profite aussi bien des soutiens de ses voisins anti-impérialistes, tels Cuba et la Bolivie que de l’expérience des Syriens faisant partie de l’axe de la Résistance. Le président élu Nicolas Maduro n’est pas, certes seul dans ce combat ; il bénéficie du soutien de l’armée qui sera, d’ailleurs, de plus en plus renforcée, avec de nouveaux effectifs qu’elle compterait désormais dans ses rangs : les «colectivos», forces auxiliaires bolivariennes.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a décidé d’accorder un statut aux forces auxiliaires créées par l’ex-président Hugo Chavez. En effet, il veut modifier la législation pour accorder un statut officiel à ces forces auxiliaires qui feront désormais parties de l’armée régulière du pays. 

Les «colectivos», forces auxiliaires bolivariennes du Venezuela, seront intégrées aux Forces armées vénézuéliennes, a annoncé, le dimanche 14 avril le président Nicolas Maduro dont l’allocution a été diffusée sur Twitter.

Ainsi, les forces, créées par Hugo Chavez en 2008, et qui se chiffrent à 2,1 millions de personnes, compteraient 3 millions de volontaires d’ici la fin 2019 et opéreraient sur l’ensemble du territoire du Venezuela.

Tout porte à croire que le Venezuela optera pour les mêmes stratégies que la Syrie a mises en œuvre pour contrer les complots d’un gouvernement US qui s’emploie à se servir des pro-Guaido pour renverser le président élu Nicolas Maduro, tout comme ce qu’il a fait en Syrie, en recourant à la stratégie de cheval de Troie, engageant les groupes armés, les terroristes, la question kurde, etc.

Cette stratégie est, d’ailleurs, bien connue des Syriens, des Iraniens et des Russes, et le gouvernement du président élu vénézuélien Nicolas Maduro profite de leur expérience pour ne pas tomber dans le piège.

Il y a peu, lors d’une visite à Damas, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a salué le fait que le peuple syrien était prêt à mettre à la disposition du Venezuela tout ce dont a besoin ce pays pour préserver sa souveraineté, son indépendance et son autodétermination.

Or, l’armée vénézuélienne étudie les nouvelles formes de combat, lesquelles ont été apportées par les combattants de la Résistance en Syrie. Des délégations militaires vénézuéliennes doivent aller en Syrie constater par elles-mêmes comment les choses se sont passées. Il s’agit d’une tactique de guerre de la 4e génération parfaitement visible dans des villes comme Damas où la majeure partie de la ville est intacte comme si rien ne s’était passé, mais plusieurs quartiers sont totalement dévastés. Cela suppose des techniques de combat particulières. La guerre au Venezuela ne laissera donc pas l’axe de la Résistance indifférent, loin s’en faut, ce dernier s’y appliquera si l’État vénézuélien le lui demande.

Ainsi, s’explique la décision de la République islamique d’Iran de venir en aide au Venezuela.

Il y moins d’une semaine, l’Iran a annoncé le lancement de sa première ligne aérienne Téhéran-Caracas, et cela peu de temps après que la Russie a décidé d’envoyer ses troupes au Venezuela, démarche suivie, également, par la Chine.

Le déploiement militaire des alliés de l’État vénézuélien porte un message ferme et clair à la Maison-Blanche qui en est désormais à menacer outre le Venezuela, ses alliés russe, iranien et chinois: Moscou, Pékin et Téhéran ne laisseront pas l’État vénézuélien seul face aux machinations de Washington.

L’initiative iranienne d’aider le Venezuela n’était certainement pas du goût des impérialistes : le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a récemment accusé l’Iran d’ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Seyyed Abbas Moussavi a qualifié de ridicules les allégations de Pompeo : « Les États-Unis veulent, comme au XIXème siècle, transformer l’Amérique Latine en leur arrière-cour, ignorant le fait que les nations du monde et de cette région étaient désormais éveillées et qu’elles ne laissaient plus que l’histoire se répète.

« Alors que les spécialistes iraniens cherchent à contribuer, à la demande du gouvernement vénézuélien, à l’amélioration du système de l’électricité et de l’eau de ce pays, les États-Unis ont pillé les 30 milliards de dollars de réserves en devise du Venezuela ; la nation vénézuélienne fait l’objet du terrorisme économique américain et c’est cela, justement, l’ingérence dans les affaires internes du Venezuela », a dit le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Samedi 13 avril, le secrétaire d’État US a parlé « d’actes de sabotage iranien en Amérique Latine » auxquels « feraient face les États-Unis ».

Les menaces guerrières de Pompeo interviennent presque une semaine après la riposte iranienne au « blacklistage » du CGRI, une décision à haut risque pour les forces américaines en Asie de l’Ouest. 

Par Regardsurlafrique avec Presstv

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