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Avis de tempête sur le golfe de Guinée

Avis de tempête sur le golfe de Guinée

Avis de tempête sur le golfe de Guinée

Depuis que le golfe Persique vit une tension extrême à cause des ingérences américaines et du bellicisme de ses alliés, les puissances occidentales s’intéressent de plus en plus au golfe de Guinée.

Elles ont peur d’être privées du détroit d’Hormuz si elles déclenchaient une guerre contre l’Iran. Après tout, un tiers de la production mondiale d’hydrocarbures passe par là… Les peuples du Moyen-Orient en ont assez de cette présence sans cesse déstabilisatrice des puissances et il est fort possible qu’ils y mettent fin… Alors avis de tempête sur le golfe de Guinée !

Les Occidentaux finiront-ils par chercher à remplacer le golfe persique par le golfe de Guinée et à y apporter leurs guerres, leurs ingérences ? Possible. Ils se promettent déjà le début d’une nouvelle ère avec le déplacement vers l’Afrique et plus précisément vers le golfe de Guinée d’une bonne partie du commerce des hydrocarbures, pétrole et gaz, en raison de l’enjeu économique et financier que constitue l’acheminement de ces précieuses denrées énergétiques vers les grands marchés de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

Les stratèges occidentaux avancent deux raisons qui expliquent cette nouvelle concentration occidentale sur le golfe de Guinée.

Pour les Occidentaux, le golfe de Guinée est par principe ouvert sur le monde de telle façon que personne, jamais, ne pourra ni en interdire ni même en contrôler l’accès. Cela veut dire qu’aux yeux de ces puissances, aucun État de cette région ne saurait résister aux ingérences occidentales.

S’étendant de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique australe, cet immense espace terrestre et maritime s’étend sur des milliers de kilomètres de côtes. Et comme une bonne partie des gisements d’hydrocarbures qu’il renferme est située en offshore, autrement dit en eaux profondes, ce qui se passe aujourd’hui dans le détroit d’Ormuz est rigoureusement impossible dans ce très vaste périmètre géographique. Voilà de quoi attiser bien des convoitises.

La seconde raison tient au fait que le golfe de Guinée sera dans les décennies à venir l’un des espaces les plus peuplés et les plus dynamiques, potentiellement donc l’un des plus riches de la planète. Et que, par conséquent, une grande partie des hydrocarbures qui y sont ou y seront produits sera de plus en plus consommée sur place avec tous les avantages que cela aura pour les puissantes et très riches compagnies pétrolières qui exploitent ces gisements.

Une réalité bien concrète qui explique pourquoi les compagnies comme ENI, Total, Exon Mobil, Chevron s’emploient dans le moment présent à y développer si fortement leurs activités. En d’autres termes, ils pilleront les peuples de la région à un double titre : ils exploiteront à bas prix leurs réserves d’hydrocarbures et puis revendront ces mêmes réserves aux peuples de la région aux grands bénéfices des multinationales.

D’où tous les projets guerriers qui s’activent en ce moment dans le golfe de Guinée, et tout particulièrement dans sa partie sud qui s’étend du Cameroun à l’Angola. D’où l’intérêt croissant que les grandes puissances telles que les États-Unis et l’Europe lui portent dans le moment présent.

D’où aussi ces soi-disant projets de modernisation et d’extension des ports comme celui de Pointe-Noire avec la création de sa zone économique spéciale qui deviendra dans les mois à venir l’un des pôles économiques du golfe de Guinée. Et qui ne sont à vrai dire que des infrastructures des projets colonialistes à venir. À moins que ce soit les États de la région qui imposent les règles et pas des États extra-régionaux.

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Cyrus Sandy, analyste centrafricain des questions internationales

Par Regardsurlafrique avec Presstv

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