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L'ancien président vénézuélien Hugo Chavez (au centre) brandit un exemplaire de la constitution vénézuélienne sous le regard de Nicolas Maduro, aujourd'hui président du Venezuela. ©AP/Archives

L’ancien président vénézuélien Hugo Chavez (au centre) brandit un exemplaire de la constitution vénézuélienne sous le regard de Nicolas Maduro, aujourd’hui président du Venezuela. ©AP/Archives

À l’occasion du 209ème anniversaire de l’Indépendance du Venezuela vis-à-vis du royaume d’Espagne qui coïncide approximativement avec l’échec de la tentative de la Maison Blanche de mener un coup d’état dans le pays, le présidant vénézuélien et son ministre des Affaires étrangères ont pris la parole, invitant l’un à résister aux nouveaux impérialistes et l’autre à dialoguer avec le gouvernement.

Appelant, lors d’une interview accordée à l’agence turque de presse Anadolu, l’opposition à dialoguer avec le gouvernement, Jorge Arreaza, ministre vénézuélien des Affaires étrangères, a annoncé l’échec de la tentative de la Maison-Blanche de mener un coup d’État dans ce pays de l’Amérique du sud.

 « Il temps que les groupes d’opposition procèdent au dialogue avec le gouvernement », a-t-il lancé. « Ceux qui tentent le coup d’État sont toujours bienvenus à la Maison-Blanche et au Pentagone », a ajouté le ministre.

L’annonce intervient conjointement au 209ème anniversaire de l’indépendance du Venezuela envers le Royaume d’Espagne à l’occasion de laquelle, Nicolas Masuro, président vénézuélien, a réitéré sa ferme volonté de lutter contre l’impérialisme qui a pris pour cible la richesse et la liberté de son pays.

« Nous allons affronter et vaincre les nouveaux impérialistes qui cherchent à piller la richesse du Venezuela et à enlever sa liberté », a-t-il déclaré.

Sur fond de sanctions économiques US contre Caracas, Maduro a évoqué dans un Tweet les premiers pas franchis en 1810 visant à atteindre l’Indépendance économique et politique grâce à la résistance face à la puissance impérialiste du royaume d’Espagne.

Selon James Petras qui écrit dans Unz Review, cette ligne indépendantiste s’inscrit dans la durée et se poursuit encore. Les avantages socio-économiques cumulés sous la présidence Chavez consolident l’encrage populaire de l’état vénézuélien au détriment des États-Unis. Le peuple vénézuélien connaît bien les risques qu’il y a si l’oligarchie américaine revient au pouvoir. Un coup d’État américain contre l’État, s’il réussit, se soldera par de terribles massacres. La caste néolibérale pro-occidentale se vengera de ceux qui ont gouverné aux dépens des riches.

L’État vénézuélien s’est assuré dès le début de la crise la loyauté de l’armée. Le gouvernement vénézuélien a obtenu un soutien électoral massif en raison de profonds changements socio-économiques qui l’ont consolidé, contrairement aux régimes de centre gauche de l’Argentine, du Brésil et de la République de l’Équateur, qui ont remporté trois élections, mais ont été battus par leurs opposants de droite, y compris leurs partenaires électoraux suite à un ralentissement de l’économie et une fuite des électeurs et des partis de la classe moyenne.

Les relations du Venezuela avec ses alliés en Russie, en Chine, en Iran et à Cuba lui ont fourni aujourd’hui une sorte de soutien économique et militaire similaire à des « gilets de sauvetage »  face aux interventions des États-Unis.

Le Venezuela a noué des alliances régionales avec près de la moitié de l’Amérique du Sud, affaiblissant les tentatives américaines de constituer une force d’invasion régionale ou américaine.

Par Regardsurlafrique avec Presstv

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