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manifestation anti-occupation au Mali

manifestation anti-occupation au Mali

La première manifestation anti-occupation au Mali a eu l’effet d’un séisme aussi bien au sahel qu’en France. Après plus de six années d’occupation du territoire malien, émaillées de crime de guerre, de crimes contre l’humanité, de tentative de démembrement du pays, mais aussi de tentative de provoquer une guerre interethnique, voilà la France et sa force Barkhane complètement enlisée, faisant face à un mouvement de protestation dans la rue et qui exigent le retrait de l’occupant. Que faire ?

Ce que les puissances occidentales savent le mieux faire: la manipulation. Le Monde fait publier une tribune ce 10 avril essayant d’attribuer ce mouvement de protestation qui dépasse les clivages ethno-confessionnel aux chefs religieux. Façon de créer dans l’esprit du lecteur le soupçon d’une instrumentalisation de la masse malienne au profit d’une idéologie. Façon aussi d’établir un lien indirect entre les protestataires et les courants dit extrémistes.

Le vendredi 5 avril, à l’appel des leaders religieux, les Maliens, de toutes confessions et de toutes les communautés, sont descendu dans les rues afin d’exiger le départ des forces militaires internationales présentes dans le pays. Les Maliens ont une fois encore prouvé qu’ils ne laisseront pas la force d’occupation provoquer des affrontements intercommunautaires.

Le massacre des Peuls ou d’autres ethnies ou encore l’assassinat des leaders religieux ne font que renforcer l’union de la population malienne contre les forces étrangères. La réaction de l’autre camp ne s’est pas fait attendre: « Les islamistes sont-ils devenus la première force de contestation politique au Mali ? Sont-ils susceptibles de prendre le pouvoir à Bamako, la capitale ? Poser ces questions, six ans après le début de l’intervention militaire française, est en soit un constat d’échec, tant pour les dirigeants maliens que français », écrit le Monde.

Mais en soulignant ce point, le journal tente de suggérer aux lecteurs que le scénario de la chute de Tombouctou n’est pas loin et donc, il ne faut absolument pas penser à une expulsion de la force d’occupation. Pour le reste l’article enchaîne en renvoyant encore au massacre des Peuls, qu’il tente de mettre sur le compte des Dogons de Mali. Cet article poursuit son analyse en ces termes:

« Le 23 mars, au moins 157 personnes avaient été assassinées dans ce village pour la seule raison qu’elles étaient peules. L’armée malienne comme les forces internationales – soldats français de l’opération « Barkhane » et casques bleus de la Minusma – se sont montrées incapables d’empêcher cette nouvelle tuerie dans le centre du pays, une région où le jeu habile des djihadistes a su transformer les vieilles rivalités communautaires en vendettas sanglantes. »

Le discours est assez subtile puisque le journal refuse de ne pas pointer du doigt la force Barkhane, histoire de ne pas éveiller les soupçons. L’empire médiatique occidental a maintes moyens pour insinuer, suggérer, manipuler sans en donner l’impression. D’ailleurs, depuis quelques temps, les instances politiques et militaires en France dressent des constats d’échec sur le bilan de Barkhane. Mais aucune d’entre elles ne préconise le retrait de la force d’occupation du Mali. Au contraire, toutes plaident pour que Barkhane étende son champ d’action. Mais le Grand Mali sait toujours s’unir quand il y a un péril existentiel…

Quel que soit leur religion ou la communauté à laquelle ils appartiennent, les Maliens sont conscients du danger et se mobilisent contre la coalition d’occupation.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/10/593072/Mali-soulevement-anti-occidental-la-France-en-panique

Par Regardsurlafrique avec Presstv

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