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Les États-Unis veulent mettre fin au G5 Sahel dirigé par la France

Les États-Unis veulent mettre fin au G5 Sahel dirigé par la France

Après l’officialisation du débarquement massif des troupes militaires françaises et européennes au Sahel, principalement au Mali, les États-Unis cherchent maintenant à étendre sa présence au Niger.

La demande du Niger de mettre en place une coalition internationale de lutte contre le terrorisme n’est pas anodine et montre la volonté d’officialiser les États-Unis comme étant à la tête de cette coalition. Une manière pour l’Occident de mettre fin au G5 Sahel dirigé par la France, et de passer entièrement la main aux États-Unis. « J’ai proposé la mise en place d’une coalition internationale de lutte contre le terrorisme au Sahel et au lac Tchad à l’image de la coalition mise en place pour lutter contre Daech au Moyen-Orient », car « si demain, le terrorisme arrive à vaincre nos États [du Sahel], il ira en Europe et aux Les », a en effet déclaré M. Issoufou.

Cela fait un bon moment que les États-Unis ont planifié ce plan. Suite à une embuscade à Tongo Tongo, où 4 militaires américains ont péri, ce qui a permis entre autres aux États-Unis d’officialiser leur présence militaire et de déployer des bases sur le territoire nigérien avec la même bannière que les Européens, à savoir la lutte contre le terrorisme.

Le Niger est devenu depuis un territoire central où sont entre autres déployées les bases militaires françaises, allemandes, et américaines. Ce pays s’est donc transformé en une base militaire grandeur nature avec principalement une présence américaine.

La zone de Liptako, à la frontière malienne, gérée par les terroristes à la solde occidentale mène régulièrement des attaques pour chasser toute présence de militaire, est aussi une zone très convoitée par les Occidentaux qui ont une volonté de retracer les frontières maliennes, burkinabés et nigériennes pour mettre en place le projet de démembrement des pays du Sahel.

Le président nigérien a aussi fait le parallèle avec le Moyen-Orient, en disant qu’« en Irak et en Syrie, quand il a fallu lutter contre Daech, il y a eu les armées les plus puissantes du monde. Ces armées ont mis trois ans avant de défaire Daech. C’est pour ça que je suis étonné quand on nous critique […] ou on nous reproche de ne pas pouvoir vaincre cette menace-là avec les moyens qui sont les nôtres. Ce n’est pas juste », a ensuite fait valoir le président nigérien.

Ce qu’il faut préciser ici, c’est que grâce à une coalition régionale, la Syrie et l’Irak ont pu reprendre le contrôle de la sécurité du pays. Ceux qui mettaient des bâtons dans les roues étaient bien les mêmes instances internationales qui prétendaient lutter contre le terrorisme.

Le président Issoufou n’est pas le premier à demander la création d’une coalition internationale pour combattre le terrorisme. En mai dernier, le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Alpha Barry, avait réclamé la même chose au nom des pays du G5 Sahel lors d’une intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

Le Mali, quant à lui, n’a pas fait la même demande. Le pays a préféré se tourner vers la Russie pour se sortir du cercle vicieux dans lequel les instances internationales l’ont enfoncé. Les populations sahéliennes continuent de demander le retrait des troupes d’occupation étrangère de leur pays, une résistance accrue s’est même mise en place pour contrer la mise en place des plans néocoloniaux qui visent l’Afrique.

Tout comme au Moyen-Orient, c’est aussi grâce au soutien apporté par les populations aux armées nationales et à une coopération régionale qu’il est possible de se défaire de ces plans néocoloniaux, et non pas grâce à la présence militaire étrangère.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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