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Le président russe Vladimir Poutine (D) rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Moscou, le 9 mai 2018. ©AFP

Le président russe Vladimir Poutine (D) rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Moscou, le 9 mai 2018. ©AFP

Il paraît que Benjamin Netanyahu a déjà eu la réponse qu’il cherchait sans même qu’il ait été obligé de se donner la peine de se déplacer à Moscou. En effet, le Premier ministre israélien voulait se rendre à Moscou pour tester la position de la Russie et de ses alliés si Israël venait à bombarder des cibles syriennes et iraniennes en Syrie. L’annulation de sa visite constitue une réponse claire à sa question.

En décidant d’effectuer une visite à Moscou, Netanyahu cherchait des réponses à propos de la réaction de Moscou et surtout de la participation potentielle de ce dernier à une éventuelle bataille intermittente en pleine guerre, ce qu’Israël préfère appeler « une bataille entre deux guerres ».

À noter que l’Iran et la Syrie ont informé leur allié russe que toute frappe israélienne recevrait une réponse immédiate de leurs parts.

D’une part, Israël souhaite ajourner le retrait des troupes américaines de Syrie en déclenchant une bataille mais pas une guerre au sens large. Attaquer les cibles militaires syriennes et iraniennes après un avertissement clair des deux pays, cela pourrait renforcer les chances du Premier ministre israélien dans sa course au pouvoir étant donné que les élections israéliennes s’approchent à grand pas.

Mais toutes ces estimations sur la comète exigent que le trio Syrie-Iran-Hezbollah ne réagisse point car en cas de réaction de sa part, les chances de Netanyahu de remporter un autre mandat vont se réduire à zéro.

Si l’armée israélienne attaque le territoire syrien, ça sera la Syrie qui y répondra au premier chef mais si les forces iraniennes et celles du Hezbollah sont touchées, la bataille sera encore plus vaste. Dès que les missiles de haute précision commenceront à s’abattre sur les Israéliens, en provenance du territoire syrien, les chances de réélection de Netanyahu disparaîtront totalement d’autant plus que les Israéliens considèrent déjà comme « inutiles » les aventurismes de leur Premier ministre.

C’est pourquoi il importait à Netanyahu de savoir si la Russie soutiendra ses alliés en Syrie en cas d’attaque de représailles contre Israël.

Les médias israéliens ont fait part, ce mercredi 20 février, de l’annulation du déplacement de Benjamin Netanyahu à Moscou sous prétexte d’un emploi de temps surchargé du Premier ministre israélien sur fond des élections à venir le 9 avril.

« Benjamin Netanyahu se focalise actuellement sur les courses électorales, car il devrait unir les droites », a annoncé la chaîne 13 de la télévision israélienne pour ainsi justifier l’annulation de la visite du Premier ministre israélien à Moscou.

Dans le cadre d’un plan qui avait été auparavant confirmé par Tel-Aviv et Moscou, Benjamin Netanyahu aurait dû se rendre, jeudi 21 février, à Moscou pour discuter avec les hauts responsables russes de la donne au Moyen-Orient dont les « tentatives de l’Iran de s’implanter en Syrie ». On se doute désormais que le président russe Vladimir Poutine accorde plus qu’une conversation téléphonique à Netanyahu.

Si Vladimir Poutine avait accepté de rencontrer Benjamin Netanyahu, cela aurait été la première rencontre entre ces deux hommes d’État après la destruction d’un Il-20 russe lors d’une attaque israélienne contre la Syrie. L’incident qui a eu lieu fin de l’été 2018, a été qualifié par le ministère russe de la Défense d’« irresponsable ».

Depuis cet événement, Benjamin Netanyahu a annoncé, à plusieurs reprises, sa décision de rencontrer Vladimir Poutine mais la nouvelle a été, à chaque fois, démentie par la partie russe.

À l’approche de chaque rencontre Poutine-Netanyahu, les Israéliens ressortent les images-satellites des S-300 déployés çà et là en Syrie et la rencontre qui aurait dû avoir lieu le 21 février ne fait pas exception à la règle. Ce mardi 19 février, la société israélienne ImageSat International (ISI) a publié une nouvelle image satellite montrant les positions du système S-300 de l’armée syrienne dans la région de Masyaf. Selon l’image fournie et l’évaluation de la société, trois des quatre lanceurs S-300 seraient « probablement » opérationnels. Les analystes estiment que par ce genre de « révélation », le Premier ministre israélien entend faire comprendre au président russe qu’Israël a bien réussi à localiser ces batteries de missiles et que partant de là, il pourrait les frapper. 

Par Regardsurlafrique avec Presstv

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