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RDC : l’occident pris de court

RDC : l’occident pris de court

Zoom Afrique du 19 février 2019

RDC

En République démocratique du Congo, on attend toujours la formation d’un nouveau gouvernement presque un mois après l’investiture de Félix Tshisekedi. En attendant, le gouvernement sortant, officiellement démissionnaire, continue de prendre des mesures, créant des polémiques et incertitudes au sein des milieux occidentaux. Le Premier ministre sortant, Bruno Tshibala, vient par exemple d’exiger que les entreprises minières, toutes des multinationales, paient une taxe supplémentaire au Fonds de promotion de l’industrie, contre l’avis des entreprises du secteur. Pied de nez aux parties qui ont tout fait pour avoir la peau de Kabila ? En tout cas, le nouveau président ne semble pas trop hostile à ce genre de mesures. 

RFI, visiblement en colère, dit : 

« La première interrogation porte sur le timing de cette mesure. Depuis l’investiture du président Félix Tshisekedi, le gouvernement est donné pour démissionnaire et devrait se contenter de gérer les affaires courantes. Ce qui fait cette fois grincer des dents dans les rangs du parti présidentiel, c’est de voir le Premier ministre sortant, Bruno Tshibala, imposer aux sociétés minières le paiement d’une taxe supplémentaire. »

Le problème pour le média mainstream est surtout ceci : « L’argent, sans doute un joli pactole, ira sur le compte du Fonds de promotion de l’industrie, un fonds géré par des proches de Joseph Kabila et qui en dix ans d’existence a déjà été entaché de plusieurs scandales. »  

Ce qui est particulièrement étonnant dans tout cela est que le média joue le rôle du président Tchisekedi et se comporte comme s’il était lui-même le nouveau président. Écoutons cette partie de l’analyse : « Bruno Tshibala, un ancien de l’UDPS, est aujourd’hui membre du FCC, la coalition pro-Kabila et dit appuyer sa décision sur le rapport d’une commission interministérielle. »

Ce rapport daté du 13 février qualifie la taxe de simple « prélèvement parafiscal », perçu non pas par l’État, mais par un « service public personnalisé », ce qui la rendrait légale vis-à-vis du nouveau code minier. Ce rapport dit en cela suivre l’orientation de la présidence de la République, sans préciser s’il s’agit du nouveau ou de l’ancien chef de l’État. Une chose est sûre : les Occidentaux qui ont tout fait pour se débarrasser de Kabila, entre autres pour pouvoir facilement faire la main basse sur les extrêmes richesses minières du grand Congo sont pris de court.

Sénégal

À six jours du premier tour de la présidentielle du 24 février, la campagne électorale bat son plein au Sénégal. Grands meetings, concerts, pancartes géantes à l’effigie des candidats donnent le ton. D’après le journal Le Monde Afrique, la campagne électorale se jouera surtout sur les réseaux sociaux, terrain sur lequel, les manipulations se font en toute facilité. 

Dans un pays où près de 10 millions d’habitants — sur une population estimée à 16 millions — utilisent Internet, selon l’Agence de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal, les cinq candidats ont massivement investi le champ numérique. Sur ce terrain, leurs militants s’affrontent à coups d’images, de son et de courts textes, tandis que les citoyens non affiliés à des partis politiques y débattent et interpellent les candidats sur leur programme. En effet, les réseaux sociaux facilitent la manipulation.

Pour rappel, lors du forum de Dakar en novembre 2018, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et son homologue sénégalais ont inauguré une école de cybersécurité qui se veut régionale. 
« L’établissement a pour but d’augmenter les capacités locales des États africains à lutter contre la délinquance, le terrorisme ou la radicalisation et à développer des moyens d’investigation numérique contre les cybercriminels », a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué. Cette école a été ouverte juste avant les élections présidentielles.

Le fait de centraliser la partie principale de ces élections sur les réseaux sociaux est une aubaine pour Paris. En effet, la présence française dérange de plus en plus dans le pays et le président sénégalais aurait commencé à transformer le Sénégal en un deuxième Djibouti, c’est-à-dire à retirer le monopole complet des mains de la France et à s’ouvrir aussi à d’autre pays.

La Chine a marqué sa présence en s’occupant notamment du développement du port autonome de Dakar, tandis que la Turquie s’occupe de la gestion de l’aéroport international de Dakar. On note aussi une amplification des relations entre l’Iran et le Sénégal. Tout cela n’inaugure rien de bon pour la France qui perd de plus en plus de terrain sur le continent africain. 

Le peuple sénégalais est un peuple souverain et uni. Il a toujours prôné la justice sur son territoire. Les manifestations contre la présence de l’armée française, à l’occasion d’une bagarre provoquée par un jeune soldat français, ou encore contre la présence de la multinationale Auchan, qui a porté un grand coup à l’économie et aux petites entreprises, ont prouvé que les Sénégalais ne veulent plus voir la présence de pays qui ont une attitude néocoloniale.

Mali

L’émission Zoom Afrique en parle souvent : au Grand Mali, où le peuple a une vive fierté nationale, les occupants étrangers ne sont pas les bienvenus.
Un événement est survenu ce 16 février dans la soirée dans la région de Gao. Ce jour-là, une patrouille allemande a été envoyée à une cinquantaine de kilomètres de Camp Castor pour aller récupérer un véhicule de transport de troupes belges de la Mission des Nations unies au Mali (MINUSMA).
Si la première partie de cette mission s’est bien passée, les choses se sont compliquées au retour. En effet, a expliqué un porte-parole de la Bundeswehr, le convoi « a essuyé des tirs dans l’obscurité » alors que la « situation était incertaine ». Les soldats allemands ont riposté avant de poursuivre sans encombre leur route vers Gao.

Ce n’est que plus tard qu’il s’est avéré que les échanges de tirs avaient apparemment impliqué la patrouille allemande et un détachement des FAMA, mais aucune confirmation n’a encore été donnée. Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons qui auraient pu conduire les soldats maliens à ouvrir le feu sur le convoi allemand. Mais en tout cas, les troupes coloniales étrangères ne sont vraiment pas les bienvenues.

Pour rappel, au moins 5 000 soldats français, plusieurs centaines de soldats estoniens et canadiens, environ 1 000 soldats allemands sont actuellement déployés au Mali, en plus des postes de commandement et différentes bases militaires qui ont été déployés dans le Grand Mali. En plus de la logistique et des moyens déployés pour mener une grande guerre comme des Mirage 2000, des hélicoptères Tigre et Chinook, des missiles à moyenne portée. 

Depuis l’arrivée des forces militaires occidentales dans le Mali, la situation sécuritaire s’est empirée et la population voit leur pays sombrer dans des crises qui n’ont jamais existé dans toute l’histoire du pays comme des pseudo crises interreligieuses ou encore intercommunautaires, surtout que le pays est en proie à un projet occidental de démembrement du pays. Mais la population résiste à ces plans néocoloniaux et empêche la réalisation de ce genre de projets.

 Regardez cette vidéo sur YouTube !

Par Regardsurlafrique avec Prestv

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