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Vladimir Poutine, le président russe

Vladimir Poutine, le président russe

À l’heure où la Russie représente une menace pour l’Occident, suite à la montée de son influence en Afrique, surtout dans le pré carré français, Moscou mène une forte offensive sur le continent africain. Après le Soudan, la Centrafrique, le Mali et même la Côte d’Ivoire, le pré carré français se tourne de plus en plus vers Moscou pour se sortir de la tutelle de l’Occident.

Dans l’optique de favoriser le développement des pays d’Afrique, Moscou a marqué les esprits en effaçant 20 milliards de dollars de dette de certains États. Cet acte avait pour objectif de s’attirer la gratitude des pays africains, considérant que le FMI serait plus hésitant à faire preuve d’autant de mansuétude. Mais selon certains experts, le geste de Vladimir Poutine n’était en rien désintéressé.

Sur fond de multipolarisation des relations internationales et de realpolitik exacerbée, l’Afrique redevient un théâtre de jeux d’influence comme au temps de la Guerre froide.

Contrairement à la Chine, les Russes se focalisent dans un premier temps sur la sécurité et le maintien de l’ordre. Leur présence se matérialise par la conclusion d’accords militaires et l’envoi de conseillers militaires et instructeurs des troupes. Moscou n’en oublie pas pour autant son approvisionnement en matières premières.

Aujourd’hui, la Russie se déploie en Afrique, par la conclusion de près d’une vingtaine d’accords militaires au sein du continent.

Un des accords les plus ambitieux fut conclu entre Moscou et l’Angola sur la fourniture à Lunanda d’un satellite de télécommunications, le premier du pays.

Les partenariats russes conclus avec des pays d’Afrique ne se limitent pas aux domaines aérospatial et militaire, afin de sécuriser certains pays du continent. Les accords commerciaux sont une option permettant de conserver une certaine emprise.

C’est le cas des accords touchant les approvisionnements pétroliers et leur protection. Moscou a porté son attention sur l’Algérie. En effet, en 2018 l’entreprise d’État Sonatrach et la société Transneft ont conclu deux contrats comprenant la sécurisation des infrastructures de transport et de stockage des hydrocarbures liquides.

Les partenariats énergétiques s’étendent également au nucléaire, puisque Moscou a signé avec le ­­­­gouvernement de Zambie, un accord fin novembre 2018 portant sur la construction d’un réacteur de recherche, dont le début de la construction est prévu pour l’année 2019.

Cette signature était précédée par la conclusion d’un contrat de coopération concernant la construction d’un Centre de sciences et de technologies nucléaires, intervenu en février 2018. Enfin, la Russie supplante Washington en Égypte ­­­­­­­­­­en construisant la première centrale nucléaire du pays, marquant un changement de posture des Égyptiens.

La Russie a aussi soutenu le Nigéria dans son ambition de développement nucléaire, puisque les deux partenaires ont signé des accords portant sur la construction, la gestion d’une centrale ainsi que d’un centre de recherche. Le complexe sera conçu par la firme russe Rosatom. Le nucléaire se révèle être le sujet majeur des accords-cadres signés par Moscou avec des pays tels que le Rwanda, ou le Kenya, dont il assure le développement énergétique, ce qui offre de fructueux débouchés au géant Rosatom.­­

Deux pays illustrent cette nouvelle politique ambitieuse de la Russie sur le continent, ce qui inquiète les anciennes puissances coloniales. Les pays d’Afrique se tournent vers la Russie non pas pour se développer mais surtout pour se détacher de l’emprise coloniale occidentale.

Certains experts pensent que la présence russe n’est peut-être pas si bénéfique que ça pour l’Afrique. Ils étayent leur propos en rappelant les ventes d’arme effectuées sur le continent africain. Selon eux, ces ventes d’armes ne peuvent que créer une dépendance vis-à-vis de la Russie.

Le maniement de ces armes ne peut être enseigné seulement par des instructeurs russes et non européens, car les armes sont différentes. Ils affirment qu’il n’y a que la Russie qui peut fournir les munitions.

Et suite à cela, ils craignent donc que le continent africain ne devienne dépendant de Moscou. Le fait est que, suite au passé colonial, le peuple africain n’a plus vraiment le désir d’être dépendant de qui que ce soit. S’ils se tournent vers la Russie, c’est qu’ils ont vu de bons résultats, notamment en Centrafrique, et ils espèrent seulement que le comportement russe sera différent de celui des Occidentaux. L’avenir le dira.

Les Africains ne veulent plus être sous la tutelle de l’Occident ou de qui que ce soit, et ce dans tous les domaines. Ce qu’ils veulent, c’est un partenariat dans le respect mutuel et la préservation de leur indépendance qu’ils ont si chèrement gagnée.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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