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Cheikh Sidya Bayo, opposant gambien. Capture d'écran

Cheikh Sidya Bayo, opposant gambien.
Capture d’écran

L’opposant gambien Cheikh Sydia Bayo est en voie d’être expulsé du Sénégal très probablement vers la France dont il a aussi la nationalité. Annonce faite lundi soir par le gouvernement sénégalais. Dans une vidéo publiée sur Internet, il avait appelé l’armée gambienne à renverser Yahya Jammeh puis réitéré cet appel dans les medias sénégalais. Le gouvernement évoque un risque de troubles à l’ordre public. Les avocats, eux, font appel à la Cour suprême pour obtenir un sursis à exécution.

Correspondante à Dakar, Carine Frenk

Les choses n’ont pas traîné au grand dam des avocats de l’opposant qui auraient préféré une décision de justice en lieu et place d’une décision administrative afin que leur client puisse se défendre. « C’est vrai que Cheikh Sydia Bayo a souvent des discours très acerbes, rappelle la gambienne Fatou Diagne Senghor, directrice régionale de l’ONG Article 19, mais expulser un opposant, ce n’est jamais bon. »

Et la militante des droits de l’homme de poursuivre : « Dans un contexte trouble, le Sénégal aurait pu attendre d’en savoir plus… D’autres opposants gambiens vivent en exil au Sénégal, il est important qu’ils se sentent protégés. »

Pour un autre défenseur des droits humains, Seydi Gassama d’Amnesty international, Dakar a surtout voulu donner des gages à Yahya Jammeh, référence au fait que la Gambie accueille sur son territoire une partie de la rébellion casamançaise.

« On cherche à faire plaisir à personne. Un Etat, c’est un Etat », répond le porte-parole du gouvernement. Pour Omar Youm, le Sénégal, qui est attaché aux valeurs de la démocratie, ne peut pas accepter qu’un opposant puisse avoir un comportement séditieux avec des appels à la déstabilisation d’un autre pays. « Il y a des règles de courtoisie internationale et le Sénégal tient à cela. »

Par ailleurs, deux Américains d’origine gambienne ont été inculpés par la justice américaine pour leur implication présumée dans le putsch manqué du 30 décembre dernier, a annoncé ce lundi le ministère de la Justice des Etats-Unis.

Par RFI

 

 

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