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La tradition oblige de coudre le vagin des filles pour garantir leur virginité jusqu’au mariage

La tradition oblige de coudre le vagin des filles pour garantir leur virginité jusqu’au mariage

Au Somaliland, pays situé en Afrique de l’Est. Les jeunes filles restent cousues jusqu’au mariage. Avec juste un minuscule orifice, pour permettre aux fillettes d’uriner. Leur vagin devant être ouvert  à l’occasion des rapports sexuels. Ce rituel est censé maintenir les jeunes filles « pures ».

La plupart des femmes de plus de 25 ans ont subi dans leur enfance cette mutilation, qui associe excision et infibulation: ablation du clitoris, mais aussi des petites lèvres, suivies d’une coupe dans la chair de la vulve avant que les grandes lèvres ne soient à leur tour cousues.On ne laisse qu’un minuscule orifice, pour permettre aux fillettes d’uriner puis, plus tard, à leurs règles de s’écouler.

L’opération est généralement menée à l’aide d’un rasoir quand l’enfant a entre cinq et onze ans, sans qu’aucun antidouleur ne lui soit administré. Les jeunes filles restent cousues jusqu’au mariage. Leur vagin est alors ouvert soit à l’occasion des rapports sexuels — douloureux pour les deux partenaires — ou à l’aide de ciseaux.

Mieux vaut ne pas être une fille au Somaliland. Ce petit Etat de 4 millions d’habitants, non reconnu par la communauté internationale, les filles y sont cousues. Pour garantir leur virginité jusqu’au mariage, les protéger du viol, les protéger d’elles-mêmes contre de coupables tentations, laver une saleté originelle… La liste est longue des raisons et des croyances mises en avant pour justifier la persistance de cette pratique à laquelle, sous différentes variantes, nulle ou presque ne peut échapper.

Dans une petite maison blanche d’un quartier résidentiel de la capitale, Hargeisa, les sages-femmes de l’association Sofha (Somaliland Family Health Association) s’efforcent de soulager les douleurs. Sur les murs, des consignes sanitaires et ces phrases, manuscrites, comme autant d’appels à la résistance : « Se marier quand vous êtes prêtes et pas forcément avant 30 ans » ; « Dire à vos parents que votre bonheur vaut mieux qu’un million de dollars de dot ».

Pratiquer ces mutilations apportait auparavant non seulement prestige social, mais aussi un bon salaire. Opérer une petite fille prend une trentaine de minutes, et rapporte entre 30 et 50 dollars, une somme considérable au Somaliland.

Par Bianca FATOU

Contact@afrik-inform.com

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