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Le président soudanais Omar el-Béchir et le roi Salmane d'Arabie saoudite. (Archives)

Le président soudanais Omar el-Béchir et le roi Salmane d’Arabie saoudite. (Archives)

Le gouvernement de Khartoum, désireux de recevoir une assistance financière et économique, s’est éloigné de l’axe de la Résistance et a rejoint le camp de Riyad et de ses alliés.

L’Arabie saoudite, en n’aidant financièrement le Soudan qu’au compte-gouttes, a attiré peu à peu celui-ci dans le bourbier où elle est empêtrée, à tel point que des milliers de militaires soudanais ont été tués ou blessés dans la guerre au Yémen et que les problèmes économiques du Soudan persistent.

Depuis quelques semaines, les Soudanais sont dans la rue et protestent pour avoir des moyens de subsistance plus importants. Et Riyad, qui a abandonné le gouvernement de Khartoum face à ces manifestants et à leurs problèmes économiques, il aurait même donné son feu vert à un changement de régime.

L’ambassadeur saoudien au Caire, qui est aussi le représentant permanent de ce pays auprès de la Ligue arabe, a déclaré : « Cela n’a pas d’importance pour Riyad ; ce qui compte pour l’Arabie saoudite, c’est la réalisation des revendications du peuple soudanais et sa dignité. »

Le journal Al-Sudan al-Youm a rappelé que les dirigeants saoudiens répondaient par des tirs à balles réelles à leurs propres manifestants, dans un pays où la liberté d’expression n’a pas de sens : « Riyad demande à Khartoum de mettre fin à la violence contre les manifestants et de faire droit aux demandes de ces derniers et de garantir la liberté d’expression. Cette demande de Riyad à Khartoum traduit la volonté de l’Arabie saoudite d’écarter du pouvoir Omar el-Béchir. De même, l’appel au respect de la liberté d’expression signifie qu’il faut laisser parler ceux qui veulent exprimer leur opposition à Omar el-Béchir. »

« Lorsque la révolution égyptienne a éclaté, Riyad s’est tenu aux côtés de l’ancien président égyptien et a officiellement déclaré son opposition au renversement de Hosni Moubarak. À ce moment-là, Riyad n’a pas dit qu’il lui importait peu qui détient le pouvoir au Caire, contrairement à ce qu’il vient de dire concernant le président soudanais. Ce point est beaucoup plus difficile [à digérer] pour Omar el-Béchir que les manifestations en elles-mêmes », a conclu le journal soudanais.

Par Regardsurlafrique Avec Presstv

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