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L'épouse de Hama Amadou (g), ancien Premier ministre du Niger, sort le 2 janvier 2015 du tribunal correctionnel de Niamey en compagnie de l'avocat de son mari, Me Mossi Boubacar (d) ©AFP

L’épouse de Hama Amadou (g), ancien Premier ministre du Niger, sort le 2 janvier 2015 du tribunal correctionnel de Niamey en compagnie de l’avocat de son mari, Me Mossi Boubacar (d) ©AFP

Deux des prévenus dans un présumé trafic international de bébés, dont l’épouse de l’ex-président du Parlement du Niger, Hama Amadou, en fuite en France, ont été déférés lundi au parquet de Niamey, pour avoir tenté de quitter la capitale, a indiqué un de leurs avocats.

Hadiza Amadou, l’épouse de l’ex-chef du parlement, lui-même impliqué dans ce trafic présumé, et Moussa Haitou, un ex-directeur de Banque, font partie de la vingtaine de prévenus remis en liberté provisoire, après 5 à 6 mois de détention pour « supposition d’enfant », un délit qui consiste à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde.

Mme Amadou et M. Haitou ont été arrêtés samedi alors que lui se rendait dans son village, situé au sud de Niamey, et elle était en route pour sa région natale de Tahoua dans l’ouest nigérien.

« Tous les deux se sont vu notifier l’interdiction formelle de franchir le poste de police » à la sortie de Niamey avant d’être conduits à la police judiciaire, où ils ont passé 48 heures en garde à vue, a déclaré un avocat, Nassirou Laouali, devant la presse.

Ils ont été « déférés ce lundi matin au parquet », a affirmé à l’AFP Mossi Boubacar, un des avocats de l’épouse de Hadiza Amadou.

Tous les deux ont arrêtés sur la base « d’une note du procureur de la république interdisant à tous les prévenus de voyager », a souligné Me Laouali. »La restriction de déplacements de prévenus n’est valable seulement que lorsqu’une l’affaire est en instruction » or « nous ne sommes pas dans ce cas d’espèce », a-t-il dénoncé.

Le procès de l’ex-président du Parlement et opposant Hama Amadou, en fuite, et d’une vingtaine de personnes dont son épouse, pour un présumé trafic international de bébés s’est ouvert vendredi dernier et a été renvoyé au 30 janvier.

Seul Hama Amadou, devenu le principal opposant au chef de l’Etat Mahamadou Issoufou, n’a pas comparu au procès.

L’ancien chef du Parlement, déjà remplacé à la tête de l’institution, avait précipitamment quitté le Niger fin août, après le feu vert donné par les députés pour son audition par la justice dans l’affaire de trafic de bébés.Un mandat d’arrêt a depuis été émis à son encontre.

Africa1.com      Niamey (AFP)

 

 

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