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Des membres de la force de police somalienne lors des célébrations du 56ème anniversaire de l'indépendance de la Somalie, le 1er juillet 2016. (Photo : Xinhua/Faisal Isse)

Des membres de la force de police somalienne lors des célébrations du 56ème anniversaire de l’indépendance de la Somalie, le 1er juillet 2016. (Photo : Xinhua/Faisal Isse)

Vingt-deux soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines en Somalie

Au moins 22 soldats somaliens ont été tués et 16 autres blessés par erreur mercredi matin par des frappes aériennes attribuées aux États-Unis en périphérie de la ville de Galkayo, dans le centre de la Somalie.

Osman Isse Nor, ministre de la Sécurité de l’État de Galmudug, a déclaré aux journalistes que ces frappes aériennes n’avaient touché que les forces de l’État, et qu’aucun combattant d’Al-Shebab n’avait été tué dans ce bombardement, un incident qui a provoqué des manifestations dans les rues contre les forces américaines.

« Cette attaque a eu lieu sur notre base militaire, à 30 kilomètres à l’est de cette ville, et elle a tué 22 soldats, en a blessé 16 autres et a détruit des véhicules de l’armée ». Les drones américains ont mené cette attaque, mais nous pensons que les forces de sécurité de Puntland leur ont donné (aux États-Unis) des mauvaises informations », a indiqué M. Nor.

Cette attaque a eu lieu mercredi à 03h30, a précisé le ministre, appelant Washington à s’expliquer sur cet incident meurtrier qui a déclenché des manifestations de nombreux habitants en colère.

Des dizaines d’habitants en colère ont scandé des slogans anti-américains, brûlant des drapeaux des États-Unis en protestation contre ces meurtres et appelant l’État de Galmudug à répondre à ce qu’ils qualifiaient d’agression.

Les manifestants ont accusé l’État semi-autonome de Puntland d’avoir donné aux forces spéciales américaines de fausses informations pour faire tuer ces soldats qui se trouvaient dans leur base militaire et non les combattants qui luttent pour renverser le gouvernement soutenu par l’Occident.

Ni le gouvernement des États-Unis ni l’État de Puntland n’ont fait de commentaire officiel sur les frappes aériennes dans la région.

Les États-Unis maintiennent une force limitée d’une cinquantaine de soldats en Somalie, principalement pour fournir conseils et assistance à la Somalie et aux troupes de l’AMISOM qui combattent le groupe armé Al-Shebab.

Bien qu’ils ne soient pas destinés à mener des opérations de combat, ils peuvent sur demande effectuer des frappes aériennes rapides au moyen d’hélicoptères, de drones et d’avions de combat.

http://french.xinhuanet.com/2016-09/29/c_135720878.htm

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