L’Espagne refuse d’apporter un soutien militaire à l’attaque américaine contre l’Iran et prend ses distances avec la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Washington a retiré ses avions ravitailleurs de la base aérienne de Morón à Séville après s’être vu refuser l’autorisation de l’utiliser dans le cadre de l’opération Epic Fury.
L’Espagne a demandé le retrait d’avions-ravitailleurs américains stationnés sur son territoire, affirmant ne pas vouloir s’impliquer dans une éventuelle guerre contre l’Iran.
- -Madrid aurait exigé que 15 appareils de l’US Air Force, utilisés pour soutenir des opérations d’attaque, quittent les bases de Naval Base Rota et de Morón Air Base. Les autorités espagnoles justifient cette décision par une évaluation des risques de représailles visant des installations associées aux États-Unis.
- -Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré que les bases situées en Espagne « ne sont pas utilisées pour cette opération et ne le seront pas pour des actions contraires au droit international ».
- -De son côté, le Royaume-Uni aurait d’abord exprimé des réserves avant d’autoriser l’usage de ses bases à des « fins défensives ». Cette position aurait suscité des critiques de la part de Donald Trump.
L’Espagne refuse de soutenir l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran et se démarque de la position adoptée par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui se sont déclarés prêts à entreprendre une « action défensive proportionnée » en réponse aux attaques de Téhéran contre les pays du Golfe et Chypre.
« Chaque pays définit sa politique étrangère. La position de l’Espagne est très claire : l’Europe doit, en ce moment, prôner l’équilibre et la modération, et œuvrer pour une désescalade et un retour à la table des négociations », a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares.
« La logique de la violence, telle que nous la constatons, ne peut qu’alimenter une spirale de violence, et les actions militaires unilatérales menées en dehors du cadre de la Charte des Nations Unies et de toute action collective sont dépourvues d’objectif clair. L’Europe doit défendre le droit international, la désescalade et la négociation », a-t-il insisté.
Concernant la situation des plus de 1 000 militaires espagnols déployés dans la région (près de 700 au Liban, 275 en Irak et 150 en Turquie), le ministre a expliqué que tous se portaient bien et avaient adopté des mesures de « prévention, de prudence et de sécurité ». Les premiers, qui font partie de la mission des Nations Unies au Liban (FINUL).
Le chef de la diplomatie espagnole a souligné que la sécurité des 30 000 Espagnols présents dans la région était sa priorité et a promis son soutien à ceux qui se retrouvent bloqués par la suspension des vols dans les aéroports à fort trafic international, comme ceux des Émirats arabes unis. Il a toutefois précisé que l’espace aérien de la plupart de ces pays étant fermé, le rapatriement par avion est impossible pour le moment. Il a par ailleurs insisté sur le fait que la cellule de crise mise en place par le ministère des Affaires étrangères serait opérationnelle 24 h/24 « aussi longtemps que durera cette situation, ce qui risque de prendre un certain temps ».
Regard Sur l’Afrique Par Tinno BANG MBANG




















































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