La déclaration de Pedro Sánchez intervient après le veto opposé par La Moncloa à l’utilisation des bases de Morón et de Rota dans le cadre de sa campagne contre l’Iran, qui a été qualifiée d’« illégale ». À cet égard, le président a estimé que, de toute façon, on ne peut pas « répondre à une illégalité par une autre » et a exprimé la « solidarité » du peuple espagnol avec les neuf pays qui ont subi les attaques « indiscriminées » du régime iranien après l’attaque initiale des États-Unis et d’Israël samedi dernier.
« La position de l’Espagne à ce stade est claire et ferme, c’est la même que celle que nous avons maintenue en Ukraine et à Gaza : premièrement, non à la violation du droit international qui nous protège tous – en particulier les plus démunis, la population civile – et, deuxièmement, non à l’idée que le monde ne peut résoudre ses problèmes que par le conflit, par les bombes », a déclaré Pedro Sánchez.
Trump a récemment qualifié l’Espagne d’« alliée désastreuse » et a ordonné au Secrétaire au Trésor, Bessent, de suspendre tout commerce avec. Cette annonce a été faite publiquement, devant les caméras, dans le Bureau ovale. La raison invoquée est le refus de l’Espagne d’autoriser les États-Unis à utiliser les bases aériennes de Rota et de Morón pour des opérations militaires contre l’Iran.
Qu’il s’agisse d’une simple rhétorique ou d’une stratégie délibérée n’est pas la question centrale. La question essentielle réside dans les implications de cette décision sur la structure de la coalition engagée dans ce conflit.
L’Espagne abrite deux des installations militaires US les plus stratégiques d’Europe. La base de Rota accueille quatre destroyers de la classe Arleigh Burke et constitue le principal centre logistique des forces navales US en Europe. La base de Morón a servi de base avancée pour toutes les opérations du Commandement 🇺🇸USpour l’Afrique et pour de nombreux déploiements au Moyen-Orient. Il ne s’agit pas d’installations symboliques, mais d’infrastructures opérationnelles essentielles au maintien de la présence militaire US en Europe et dans les régions environnantes. Ces deux bases ont servi par le passé à détruire la Syrie de Bashar al-Ásad. La guerre en Syrie sous Bachar el-Assad a débuté en mars 2011, dans le contexte du Printemps arabe.
La décision de l’Espagne de refuser l’accès à ces bases est significative. Il est à noter que le Royaume-Uni a également refusé toute utilisation de sa base, sans subir de mesures similaires de la part des États-Unis.
Cette situation invite à une analyse approfondie de la composition et de la cohésion de la coalition engagée dans ce conflit. Les États-Unis conduisent une campagne aérienne en mobilisant des moyens déployés depuis leurs porte-avions, Diego Garcia et des bases situées dans le Golfe. Israël opère depuis son territoire national.
Les nations qui subissent les tirs de missiles iraniens sont progressivement impliquées dans le conflit. Celles qui étaient initialement pressenties pour fournir les infrastructures nécessaires au déploiement des forces refusent désormais de le faire. La coalition enregistre l’adhésion de belligérants réticents tout en perdant des partenaires logistiques consentants.
Il ne s’agit pas d’une alliance homogène menant une campagne coordonnée, mais d’une coalition qui se constitue plutôt que d’une stratégie délibérée, tandis que son soutien logistique se fragmente.
Les réassureurs modélisent les guerres de coalition différemment des campagnes unilatérales. La cohésion de la coalition constitue une variable déterminante dans la modélisation de sa durée. Une coalition qui s’étend simultanément par l’entrée en guerre de belligérants involontaires et se contracte par la défection volontaire d’alliés est une coalition dont la durée de conflit est imprévisible. Cette imprévisibilité est la seule variable qui rend la réactivation impossible.
Le conflit s’intensifie. L’alliance qui le mène se désorganise. Ces deux facteurs contribuent à l’allongement du calendrier, ce que le marché n’avait pas anticipé.
Monde: La Grande-Bretagne « refuse » à Trump les bases militaires en vue d’une éventuelle frappe contre l’Iran – véritable veto ou théâtre politique ?
Le Premier ministre Keir Starmer a interdit aux États-Unis d’utiliser les bases britanniques – notamment celles de Diego Garcia dans l’océan Indien et de la RAF Fairford – pour d’éventuelles attaques contre l’Iran, selon un article du Times.
Cette décision est justifiée par des préoccupations concernant le droit international et le rejet d’une opération préventive américaine contre le programme nucléaire de Téhéran. Le président américain Donald Trump a vivement réagi et a menacé de conséquences.
Cependant, il y a beaucoup à dire sur le « théâtre » : si Washington a vraiment besoin de bases, il trouvera des moyens – officieusement si nécessaire. La ligne dure de l’Europe envers Téhéran est réelle, malgré la rhétorique diplomatique.
Regard Sur l’Afrique Par Tinno BANG MBANG






















































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