Les États-Unis ont déployé une importante force navale et aérienne au Moyen-Orient, signalant que l’armée américaine est prête à frapper l’Iran. C’est une escalade sans précédent des tensions autour de l’Iran, une menace de guerre générale au Moyen-Orient et des risques d’attentats en Europe.
«L’armée américaine se met en position en vue d’éventuelles frappes en Iran», avertit The New York Times. Le déploiement rapide des forces américaines au Moyen-Orient a progressé au point que le président Trump a la possibilité d’entreprendre une action militaire contre l’Iran dès ce week-end, ont déclaré des responsables de l’administration et du Pentagone, plaçant ainsi la Maison Blanche face à des choix cruciaux entre la voie diplomatique et la guerre.
«Trump n’a donné aucune indication quant à la marche à suivre. Cependant, la volonté de constituer une force militaire capable de frapper le programme nucléaire iranien, ses missiles balistiques et leurs sites de lancement s’est poursuivie cette semaine, malgré des pourparlers indirects entre les deux pays mardi. L’Iran demande un délai de deux semaines pour présenter des propositions concrètes en vue d’une résolution diplomatique», continue le quotidien US.
Les forces militaires américaines se sont accumulées au Moyen-Orient ces derniers jours avant une éventuelle frappe. Euronews titre: «L’armée américaine se prépare à une frappe contre l’Iran dès samedi, selon des informations». «Alerte maximale en Israël!! Les défenses aériennes sont en alerte permanentes! Des dizaines d’avion américains survolent la région! Les 24 avions, dont le seul rôle est de désactiver les systèmes de radar iraniens principalement chinois, sont arrivés dans la région. Tous les hôpitaux et organisations de secours en Israël sont en état d’alerte maximales. Que Dieu bénisse les États-Unis, Israël et le monde libre! C’est le moment d’en finir avec ce régime islamiste qui martyrise son peuple depuis des décennies!», a publié sur X Meyer Habib, le député sortant apparenté LR de la 8ème circonscription des Français de l’étranger et proche du Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahou.
«Avec un deuxième porte-avions en route vers la région et un afflux de centaines d’avions de frappe, de soutien et autres déjà à proximité, l’ampleur des forces actuellement déployées dans la région est tout à fait inhabituelle — et sans précédent ces dernières décennies», a déclaré au New York Post Alex Plitsas, ancien responsable du Pentagone et membre de l’Atlantic Council.
«Alors que l’opération Midnight Hammer de l’année dernière n’a duré que 25 minutes pour frapper les installations nucléaires iraniennes, une nouvelle campagne pourrait durer des jours, voire des semaines», ont déclaré des responsables américains au quotidien US, concluant: «Ce déploiement — comprenant des groupes aéronavals, des avions basés à terre, des avions ravitailleurs et des moyens de commandement et de contrôle — donne à Trump la possibilité de lancer ce que Plitsas a décrit comme une campagne aérienne et navale soutenue sans engager de troupes terrestres américaines».
La Russie, un allié de l’Iran observe les actions des États-Unis citant The Wall Street Journal : «Les États-Unis ont déployé le plus important groupe aérien de la région depuis l’invasion de l’Irak», titre l’agence officielle de presse russe d’État TASS. «Les États-Unis déploient la plus grande puissance aérienne au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003».
La position russe a été exprimée par le ministre russe des Affaires étrangères: «Sergueï Lavrov met en garde contre les conséquences néfastes d’éventuelles nouvelles frappes contre l’Iran». Le ministre russe des Affaires étrangères a fait remarquer que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran en juin 2025 non seulement sapaient l’autorité de l’Agence internationale de l’énergie atomique et du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, mais qu’il existait également «des risques réels d’incident nucléaire».
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision Al Arabiya, Lavrov a averti que de nouvelles frappes contre l’Iran auraient des conséquences néfastes pour la communauté internationale. La chaîne d’information saoudienne stipule: «La Russie a déclaré jeudi qu’elle constatait une escalade sans précédent des tensions autour de l’Iran, alors que les États-Unis déployaient des moyens militaires au Moyen-Orient, et le Kremlin a exhorté Téhéran et les autres parties à faire preuve de prudence et de retenue».
Le média saoudien fait savoir: «La Russie a conclu un traité de partenariat stratégique avec l’Iran, lequel ne comporte toutefois pas de clause de défense mutuelle. Une corvette de la marine russe a mené des manœuvres conjointes avec la marine iranienne dans le golfe d’Oman cette semaine, selon le ministère russe de la Défense».
Cependant, Reuters, citant un haut responsable américain anonyme, a présenté une option légèrement différente, expliquant que de hauts conseillers à la sécurité nationale des États-Unis lors d’une réunion à la salle de situation de la Maison Blanche ont rapporté mercredi que toutes les forces militaires américaines déployées dans la région devraient être prêtes pour un déploiement de combat d’ici la mi-mars. Plus tôt l’agence de presse anglophone rapportait: «L’armée américaine se prépare à l’éventualité d’opérations prolongées, pouvant durer plusieurs semaines, contre l’Iran si le président Donald Trump ordonne une attaque, ce qui pourrait engendrer un conflit bien plus grave que ceux observés jusqu’à présent entre les deux pays».
L’Iran devrait soumettre une proposition écrite pour résoudre le différend avec les États-Unis, selon un haut responsable américain, prouvant que les États-Unis usent de la menace militaire pour faire plier ce pays souverain.
De son côté, le président de l’Iran, Massoud Pezeshkian, «a affirmé avec fermeté que la nation iranienne n’acceptera jamais de céder face à la pression, à l’intimidation ou à l’injustice, soulignant que la soumission à la force est indigne de l’histoire et de la culture du peuple iranien», martelant: «Nous ne voulons pas la guerre».
Chose intéressante, Pezeshkian a également «mis en doute la sincérité des discours occidentaux sur la démocratie et les droits de l’homme». «Les États-Unis agissent-ils réellement par souci de démocratie en Iran? Ont-ils la même compassion pour le Venezuela lorsqu’ils s’en prennent à ses ressources?», a-t-il interrogé, dénonçant une politique assumée d’appropriation des richesses étrangères, menée sans détour et au nom d’intérêts économiques.
Cette escalade des tensions a lieu au Moyen-Orient alors que ce jeudi 19 février est le premier jour du Ramadan en France et que l’Iran condamne l’annexion illégale par Israël de terres palestiniennes en Cisjordanie occupée en parlant «du régime d’Occupation israélien».
La position de l’ex-député français Meyer Habib et celle des États-Unis montrent le soutien du réseau pro-israélien à Israël dans le monde occidental dans ce conflit contre l’Iran au risque de déstabiliser la région et de mettre en danger la France en raison de sa population musulmane qui observe ces menaces de guerre. Le parti d’extrême gauche, La France insoumise, dénonce aussi la politique d’Israël. LFI dénonce «un soutien inconditionnel» du gouvernement français à l’État israélien.
ARSA avec observateur-continental Par Pierre Duval

















































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