Des hommes armés ont tué 15 membres d’une même famille dans le département du Donga-Mantung, plus précisément, dans la commune de Ndu, à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec le Nigeria.
Cette tuerie, qui s’est déroulée à Guidado, Mercredi, à l’aube, à 5h30 du matin s’inscrit dans une période de recrudescence des violences depuis plusieurs mois dans la région anglophone.
« Ce matin […] une attaque perpétrée par un groupe terroriste contre des populations civiles a entraîné la mort de 14 personnes, parmi lesquelles un adulte, six femmes et sept enfants [âgés] de 2 à 11 ans », a déclaré le gouverneur du nord-ouest du Cameroun, Adolphe Lele Lafrique, à la radio publique CRTV. L’armée affronte au Cameroun anglophone des groupes armés séparatistes qualifiés de « terroristes » par le pouvoir central.
« Quatorze personnes ont été [évacuées] dans les hôpitaux riverains, à Ndu et à Nkambe, pour recevoir les premiers soins », a ajouté le gouverneur, annonçant également la mise en place des « mesures » prescrites par le président, Paul Biya, pour ramener la sécurité dans la région.
Regain de violences
Cette tuerie s’inscrit dans une période de recrudescence des violences depuis plusieurs mois dans la région anglophone du Nord-Ouest, en proie à un conflit séparatiste depuis près de dix ans. Le conflit a éclaté fin 2016 après que Paul Biya a fait réprimer violemment des manifestations pacifiques d’anglophones des deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui s’estimaient marginalisées dans ce pays en majorité francophone.
Les enlèvements et meurtres d’élus, de fonctionnaires et d’enseignants, accusés de collaborer avec le pouvoir, sont fréquents dans le Nord-Ouest. L’armée et la police sont quant à elles accusées de se livrer à des expéditions punitives contre ceux qu’elles accusent de sympathiser avec les séparatistes.
RSA et AFP




















































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