Au Cameroun, le président Paul Biya pourrait engager une réforme constitutionnelle majeure. Plusieurs fois annoncée mais longtemps différée, la réforme constitutionnelle et institutionnelle n’est plus une simple hypothèse. Désormais libérée de la contrainte du calendrier électoral, la présidence camerounaise va pouvoir reprendre les bases des principales modifications prévues.
Selon les confirmations données par des sources au sein de l’appareil étatique, le projet de révision est prêt. Les prochaines étapes sont imminentes, notamment celle de la soumission aux députés.
« Le projet est désormais techniquement prêt« , a confié à Jeune Afrique des sources concordantes au sein de l’appareil d’État. Le média précise que les travaux ont été confiés à une équipe à la présidence de la République et coordonnés par le secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh. Le conseiller juridique Jean-Claude Awala Wodougué et Luc Sindjoun ont aussi contribué.
Les réformes envisagées visent l’architecture de l’Etat, « dans le prolongement du processus de décentralisation » ; l’augmentation du nombre de représentants à l’Assemblée nationale et aux conseils régionaux ; le redécoupage administratif avec la possibilité de créer de nouvelles communes et unités territoriales.
L’initiative pourrait également déboucher sur des changements au cœur de l’exécutif. JA révèle que des propositions portent sur la création d’un poste de vice-président de la République. Comme en Côte d’Ivoire, les porteurs de l’idée au Cameroun penchent pour l’option de nomination du vice-président de la République, comme c’est le cas en Côte d’Ivoire, contrairement au Bénin où le vice-président est élu en duo avec le président de la République.Guides de voyage
Autre aspect abordé lors des échanges : l’âge exigé pour être candidat à l’élection présidentielle. La loi fondamentale actuellement en vigueur fixe l’âge minimum à 35 ans. Selon JA, la durée du mandat, qui est présentement de sept ans, pourrait également être revue à la baisse.
À 93 ans, le président Paul Biya s’apprête-t-il à modifier la Constitution ?
À 93 ans, le président camerounais Paul Biya suscite une vive attention sur la scène politique nationale et internationale. Selon plusieurs sources concordantes, une initiative visant à réviser la Constitution camerounaise serait en préparation au sommet de l’État, bien qu’aucune annonce officielle n’ait encore été faite par le gouvernement.
Des informations relayées par divers médias locaux font état de consultations entamées auprès de certaines institutions et parties prenantes politiques, laissant entrevoir une possible volonté de modifier des dispositions constitutionnelles, notamment en vue des prochaines échéances électorales. Cette démarche, si elle est confirmée, intervient dans un contexte où l’opinion publique camerounaise s’interroge sur l’avenir politique du pays et la question de la succession à la tête de l’État.
Pour l’heure, la présidence de la République n’a publié aucun communiqué officiel à ce sujet. Plusieurs observateurs estiment que de telles modifications pourraient porter, entre autres, sur les articles relatifs à la limitation d’âge pour les candidats à la présidentielle, la durée du mandat ou l’organisation même de la succession présidentielle.
Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, détient l’un des plus longs mandats présidentiels au monde. En attendant une prise de position formelle des autorités camerounaises, la perspective d’une révision constitutionnelle alimente le débat politique et attise les spéculations sur l’avenir immédiat du Cameroun.
Par RSA






















































Discussion à propos du post